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Est-ce que les histoires sont épuisables, je veux dire on peut en évacuer le suc, les lyophiliser ou plutôt les désamorcer de leur potentiel explosif fictionnel, celui de la découverte, de la surprise, les épuiser à force de les relire, est-ce le but de ces contes d’enfant qu’on lit et qu’on relit, est-ce qu’eux aussi sont faits pour être réduits au silence du sens, les essorer de ce qu’ils ont à dire, une leçon de vie, une, on en fait bien le tour et on passe à la suivante, ou ont-ils la puissance du feu inextinguible d’une soif inextinguible, que c’est justement ça qui en font des petites éternités de signifiance, qu’à les relire on en voit les défauts mais que prime la stabilité des permanences, celles qui nous accompagnent malgré la succession de nos moi, celles qui résistent comme une réalité indéformable, non dans leur côté anecdotique, remplaçable, mais par quelque chose d’une énergie qui nous parle.