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	<title>le point imaginaire</title>
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	<description>po&#232;mes, bribes de romans, projets d'&#233;criture, citations d'auteurs, photos, art contemporain</description>
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		<title>devreux, depuis le placard</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>georges devreux</dc:subject>
		<dc:subject>arnaud desplechin</dc:subject>
		<dc:subject>jimmy picard</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de jimmy p., psychoth&#233;rapie d'un Indien des plaines&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;lecture, th&#233;&#226;tre, etc&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot98" rel="tag"&gt;georges devreux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;arnaud desplechin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot100" rel="tag"&gt;jimmy picard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_358 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L137xH186/jimmy_p-0a8f4.jpg?1782158728' width='137' height='186' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jimmy p., psychoth&#233;rapie d'un indien des plaines&lt;br class='autobr' /&gt;
arnaud desplechin&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Elle est dans la rue, il pleut, presque en face de l'Ecole pratique des hautes &#233;tudes, &#224; Paris, c'est il y a longtemps.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;goulinante, elle entre dans une salle de cours se mettre &#224; l'abri.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est l&#224; avec d'autres &#224; trier les dossiers d'&#233;l&#232;ves.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle, &#233;tudiante am&#233;ricaine, inscrite en philo et en religion, ne sait rien de lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin de la s&#233;ance, il lui propose d'aller boire un pot au caf&#233; pas loin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il lui pose trois questions, celles que, para&#238;t-il, il pose &#224; tous ses &#233;tudiants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a oubli&#233; les deux premi&#232;res ; la troisi&#232;me, c'est : &#171; Qui est dans le placard ? &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
A celle-l&#224;, elle se souvient avoir r&#233;pondu : &#171; Toi &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et lui &#171; C'est d'accord, je vous inscris &#224; mon cours &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Mais je n'ai pas postul&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle suivra son enseignement plusieurs ann&#233;es durant.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce qui tra&#238;ne dans ma t&#234;te en allant voir ce film de Desplechin, et finalement, oui, c'est bien lui qui est dans le placard, tout au long du film, Devreux, on n'apprend gu&#232;re sur lui, mis &#224; part son vrai nom, Gy&#337;rgy Dob&#243;, d'origine roumaine (renomination du nom &#171; Deutsch &#187;, port&#233; par son p&#232;re et sa m&#232;re juive), ses amours adult&#233;rines, son tropisme &#224; vouloir &#233;pouser une riche am&#233;ricaine, son d&#233;sir d'&#234;tre un ethnopsychologue, m&#234;me si la France a &#233;mis des r&#233;serves sur sa capacit&#233; &#224; pratiquer l'analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Jimmy Picard, un indien qui vit dans une ferme, qui ne sait pas grand-chose de sa culture native, tente avec Devereux de comprendre le sens de ses violents maux de t&#234;te, qui le mettent &#224; terre et l'emp&#234;chent de vivre au retour de la guerre, il ne sait pas qu'il part pour un pays sans dieu, sans religion de consolation, mais accepte de se confier &#224; ce psy peu orthodoxe, sans doute parce qu'il se sent respect&#233; par lui. La technique de travail &#224; la Devreux, c'est l'implication, il assume cette position non neutre, presque amicale, jusqu'&#224; la fin du transfert, quand l'indien est enfin capable de s'opposer &#224; lui, sortant de sa f&#226;cheuse habitude d'&#234;tre l&#226;che face au blanc, comme d'ailleurs il est aussi l&#226;che face aux femmes, sa m&#232;re, sa s&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re question est pour son nom originel en &lt;i&gt;BlackFoot&lt;/i&gt;, qui signifie &#171; celui dont tout le monde parle &#187;, bien trouv&#233; pour un homme revenu du front en France, et que les m&#233;decins du Winter Veteran Hospital de Topeka au Kansas examinent par tous les bouts, cherchant collectivement &#224; r&#233;soudre son &#233;nigme. Ils finissent par faire venir cet anthropologue quand leur approche traditionnelle n'a rien donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera la premi&#232;re ethnopsychanalyse de Devreux, et probablement la premi&#232;re &lt;i&gt;ever&lt;/i&gt;, dont il r&#233;digera une monographie au titre &#233;ponyme de celui du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'homme r&#234;ve &#224; un camion, une plante, une femme, Devreux, lui, demande la marque, l'esp&#232;ce, la signification de son pr&#233;nom en indien. Il pose des questions d'anthropologue, cherchant &#224; &#171; indexicaliser &#187; (au sens de Garfinkel) le discours de son patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jimmy P. grandit entour&#233; de femmes fortes qui l'&#233;l&#232;vent &#224; la dur et de petites filles puis femmes qu'il aime et qu'il laisse mourir sans qu'il ait rien pu faire pour les sauver. Le drame d'enfance, une petite fille prise dans la glace et lui, petit, n'ose pas se mettre en danger pour lui venir en aide. Le drame adulte, une femme qu'il aime, retrouv&#233;e apr&#232;s un long malentendu, mal op&#233;r&#233;e &#224; l'h&#244;pital, dont il apprend la mort par hasard. On suit le fil non lin&#233;aire d'une psychanalyse qui aborde les questions traditionnelles de la psy, sexualit&#233;, paternit&#233;, place dans la famille, mais tout autant les rapports de pouvoir entre blancs et Indiens, entre hommes et femmes, sans mythification du &lt;i&gt;native american&lt;/i&gt;, sans culpabilit&#233; du blanc. Juste une intense curiosit&#233; pour ce destin qui b&#233;gaie, l'&#233;trange &#233;tranget&#233; d'un &#234;tre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un joli moment, une de ses amantes venue rejoindre Devreux, r&#233;sume son travail par un empilement de poup&#233;es gigognes, l'&#226;me dans le c&#339;ur dans l'esprit dans le corps dans la personne, et on se demande ce qu'est cette instance du c&#339;ur entre l'&#226;me et l'esprit, comme si l'&#226;me m&#233;ritait une double coque, tant elle est fragile. Et on comprend que Devreux soigne les maladies de l'&#226;me avant tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;ressante aussi, l'offre faite par les m&#233;decins de l'h&#244;pital &#224; Jimmy P. de devenir assistant psy, et comment il commence &#224; s'emparer du vocabulaire professionnel en recourant au mot &#171; complexes &#187; ; son psy, qui, au d&#233;but, s'&#233;tait content&#233; de dire &#224; ses coll&#232;gues qu'il n'&#233;tait pas atteint de schizophr&#233;nie, finissant par lui donner un diagnostic sur son cas, comme une conclusion, quand Jimmy s'en sort enfin. On devrait toujours donner le diagnostic &#224; la fin quand le patient sait y faire avec son sympt&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Devreux, on n'en apprend pas beaucoup plus, qu'on aimerait en savoir davantage sur son travail avec les Am&#233;rindiens mohaves et sur les bifurcations de son destin entre USA et France, un grand film sur lui reste &#224; faire. Mais la relation est r&#233;ussie de ces ann&#233;es pass&#233;es au Kansas, de ces entretiens, de la vie psychique de Jimmy, beau, le traitement de la c&#233;cit&#233;, des r&#234;ves, et cette sensation que le r&#233;alisateur s'identifie davantage au patient qu'&#224; son psy, belle interpr&#233;tation aussi des acteurs, dans un film de Desplechin, qu'on aime sans arri&#232;re-pens&#233;e pour une fois.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Affiche du film&lt;br class='autobr' /&gt;
jimmy p., psychoth&#233;rapie d'un indien des plaines&lt;br class='autobr' /&gt;
arnaud desplechin&lt;br class='autobr' /&gt;
avec benicio del toro, mathieu amalric&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>william mingau-darlin</title>
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		<dc:date>2018-02-06T12:12:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;au paradis des cormorans&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;lecture, th&#233;&#226;tre, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L431xH576/f13e67_0fba71ea6a954fb0beee6b4ef93a2e7f-7331c.jpg?1782158728' width='431' height='576' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je viens d'apprendre la mort de &lt;strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://tobogganspoetiques.wixsite.com/tobogganspoetiques/william-mingau-darlin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;William Mingau-Darlin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;, un de mes amis des Toboggans Po&#233;tiques,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabuleux acteur, je me souviens notamment de textes de Frantz Fanon sur sc&#232;ne, ou se mettant &#224; le dire face &#224; un mur, comme l'insultant. Il y en a tant que j'ai aim&#233;s de sa bouche, Fernando Pessoa ou Roberto Juarroz. Et de temps en temps, ce diseur se mettait &#224; la clownerie et c'&#233;tait Foin-Foin qui apparaissait, et nous des gosses, morts de rire face &#224; lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais suivi un de ses stages de &#034;dire en sc&#232;ne&#034;, il avait une m&#233;thode qu'il partageait g&#233;n&#233;reusement. Il &#233;tait aimable, un homme vrai, bien dans sa peau, plein de projets, ouvert aux autres et aux id&#233;es puissantes du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un coup dur pour notre groupe de po&#232;tes et pour tous ses amis, on se compte avec tristesse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>fabrice villard dans ses &#339;uvres</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article568</link>
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		<dc:date>2016-03-14T11:09:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>fabrice villard</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;partant du mot &#171; vintage &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;lecture, th&#233;&#226;tre, etc&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot365" rel="tag"&gt;fabrice villard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/fabrice_villard.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/fabrice_villard.jpg?1457949268' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comment partant du mot &#171; vintage &#187;, d'une Marseillaise r&#233;-&#233;crite fa&#231;on mirliton, il nous transporte d'un sujet sur le nucl&#233;aire &#224; une th&#233;orie de Jakobson, digresse sur Saussure, pas seulement le Ferdinand, mais toute la g&#233;n&#233;alogie de fils en p&#232;res, on a droit &#224; une page du dictionnaire, pas de femmes l&#224;-dedans et &#231;a l'&#233;nerve, tous suisses, inventeurs, scientifiques et m&#234;me escaladeurs de Mont-Blanc, nous fait un petit tour par le commentaire du commentaire, un extrait de cours, en Sorbonne comme on dit, parfois eu la m&#234;me sensation physique que dans cette sc&#232;ne de balcon sur la for&#234;t, sombre, de Gracq, au bord du trou noir, un aspirateur &#224; mati&#232;re, on se perd, un Montaigne dans sa langue ancienne, un texte de Patrice Cazelles dans sa crudit&#233;, quand il annonce la fin proche, on sait qu'il n'en est qu'&#224; la moiti&#233;, &#231;a parle de po&#233;sie contemporaine et de l'histoire trouble du signifiant et du signifi&#233;, et si tout &#231;a n'&#233;tait qu'une tentative d'attraper les bifurcations, et du texte et de la vie, sans doute, se surprend-il &#224; relire, un autoportrait en amoureux qui regretterait la premi&#232;re, celle qu'on n'aurait peut-&#234;tre pas d&#251; prendre, l&#233;g&#232;ret&#233;, rire, quelque chose parfois d'un Thomas Bernhard dans ses &#233;ructations, mais pas misanthrope, tentant de se d&#233;patouiller de ce texte &#224; boutonnage hyper/s/t/extuel, comme la pens&#233;e qui va, complexe, on s'imagine lui en train de mapper avec petits bouts de papier de couleur les morceaux ench&#226;ss&#233;s, les allers, les retours, on se souvient de Claude Simon et de ses constructions virtuoses, et tout &#231;a retombe sur ses pieds de &#171; vintage &#187;, sans y toucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ai-je oubli&#233; de dire l'augmentation ? Oui, comme auteur, il augmente.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://capetoile.over-blog.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cap &#233;toile&lt;/a&gt;, montreuil&lt;br class='autobr' /&gt;
une sc&#232;ne, o&#249; on peut pr&#233;senter le &lt;i&gt;work in progress&lt;/i&gt; et &#231;a fait du bien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;photo prise &#224; l'iphone&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>en attendant godot</title>
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		<dc:date>2016-01-30T20:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;de samuel beckett&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;lecture, th&#233;&#226;tre, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1060 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/en_attendant_godot.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/en_attendant_godot.jpg?1454184925' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En attendant Godot &lt;/i&gt; de Samuel Beckett est une pi&#232;ce puissante. L'ayant vu plusieurs fois, dans des mises en sc&#232;nes encombrantes, rendant le texte inaudible, je suis all&#233;e voir la reprise de cette pi&#232;ce par C&#233;cile Duval au th&#233;&#226;tre Clan Destino (Paris XX&#232;me). Il y a plus d'un an, elle m'avait fait entendre les r&#233;sonnances juives du texte. Mais cette fois-ci, ce qui ressortait, &#233;tait l'amiti&#233; complexe entre Vladimir et Estragon, magnifiquement interpr&#233;t&#233;e par Romuald Duval et l'acteur argentin, Facundo Falabella, touchants dans cette mosa&#239;que d'eux-m&#234;mes cherchant des r&#233;ponses, et la dimension sociale de la pi&#232;ce, la relation perverse entre un Pozzo, Diego Stirman, all&#233;gorie du poss&#233;dant, et Lucky, son serviteur, Bruno Jouhet, dont le jeu de sc&#232;ne tout en retenue et l'unique monologue, quand Pozzo lui intime l'ordre de penser, et o&#249; il tente de donner une forme &#224; sa pens&#233;e jusqu'&#224; l'&#233;ructation et au bug final, &#233;taient bouleversants. Et comment un nouveau casting transforme la pi&#232;ce. Et quel texte, quel texte, celui qui fait avancer le th&#233;&#226;tre. Pour la premi&#232;re fois, j'ai entendu Godot comme l'auteur s'absentant, s'effa&#231;ant derri&#232;re ses avatars. Et c'&#233;tait fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d&#233;cors de ra&#249;l cortes castaneda&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christinesimon.fr/spip.php?article257&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;c&#233;cile duval et son travail&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>discours sur la non-violence</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article276</link>
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		<dc:date>2014-11-01T11:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;de mahatma gandhi&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;lecture, th&#233;&#226;tre, etc&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_706 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/gandhi_a_la_nef.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/gandhi_a_la_nef.jpg?1414838974' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Suis sensible depuis longtemps &#224; la force de subversion de la non-violence, comment des mots ont contraint un Empire &#224; se retirer, mais hier soir, entendre le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20081202.BIB2573/mahatma-gandhi-le-23-mars-1922-sur-la-non-violence.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;discours&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de Mahatma Gandhi, &#171; Sur la non-violence &#187;, lu le 23 mars 1922 lors de son proc&#232;s &#224; Ahmedabad, qui &#233;tait prononc&#233; &#224; voix lente par une jeune stagiaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;si quelqu'un conna&#238;t son nom, merci de l'indiquer dans les commentaires&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; animant sa marionnette &#224; La Nef (Pantin)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;dirig&#233;e par Jean-Louis Heckel&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, m'a fait saisir quelque chose de plus, la posture de Gandhi dans ce discours, presque une timidit&#233;, une sinc&#233;rit&#233; tranquille, le gommage de toute parole d'agressivit&#233;, qui force &#224; l'&#233;coute, Gandhi qui explique, sans haine, comment il est devenu &#034;d&#233;saffectionn&#233;&#034; et &#034;non-coop&#233;rateur&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et me dis que nous sommes nombreux &#224; cette p&#233;riode de l'histoire o&#249; ces politiques ne nous repr&#233;sentent plus, &#224; nous sentir en phase avec Gandhi, nous &#034;d&#233;saffectionn&#233;s&#034; et &#034;non-coop&#233;rateurs&#034;, deux mots bizarres pour dire notre ressenti bizarre dans ce contexte de mort de R&#233;mi Fraisse &#224; Sivens, de politique lib&#233;rale, de soumission de nos gouvernants aux multi-nationales, par ceux-l&#224; m&#234;me qui devaient faire une autre politique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_707 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L120xH120/renoncule-fe64d.png?1782169770' width='120' height='120' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discours sur la non-violence &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;&#171; Je dois peut-&#234;tre au public de l'Inde et au public de l'Angleterre que ce proc&#232;s a principalement pour but d'amadouer, de leur faire conna&#238;tre pourquoi, de loyaliste et de coop&#233;rateur fervent, je suis devenu d&#233;saffectionn&#233; et non-coop&#233;rateur intransigeant. Je devrais dire &#233;galement &#224; la Cour pourquoi je me reconnais coupable d'avoir encourag&#233; la d&#233;saffection envers un Gouvernement &#233;tabli en Inde par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Mon activit&#233; publique commen&#231;a en 1893 en Afrique du Sud, &#224; un moment critique. Les premiers rapports que j'eus avec les autorit&#233;s britanniques de ce pays ne furent point agr&#233;ables. Je d&#233;couvris que je n'avais comme homme et comme Indien aucun droit ; ou plus exactement je d&#233;couvris que je n'avais aucun droit, parce que j'&#233;tais Indien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Cela ne me d&#233;routa point. Je me dis que cette fa&#231;on de traiter les Indiens &#233;tait une excroissance d'un syst&#232;me de gouvernement bon en soi. Je lui donnai donc ma coop&#233;ration loyale et volontaire, le critiquant sans me g&#234;ner lorsque je consid&#233;rais qu'il se trompait, mais sans jamais souhaiter sa destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Aussi, lorsqu'en 1899 l'existence de l'Empire fut menac&#233;e par la guerre des Boers, je lui offris mes services, je formai un corps de brancardiers volontaires et pris part &#224; divers engagements qui eurent lieu pour sauver Ladysmith (2). En 1906, &#224; l'&#233;poque de la r&#233;volte des Zoulous, je formai un corps d'infirmiers et servis jusqu'&#224; la fin de la r&#233;volte. Je re&#231;us chaque fois la croix et fus cit&#233; &#224; l'ordre du jour. Pour mes services en Afrique du Sud, Lord Hardinge (3) me remit la m&#233;daille d'or Kaiser-i-Hind*. Lorsqu'en 1914 la guerre &#233;clata entre l'Angleterre et l'Allemagne, je formai un corps d'ambulanciers volontaires compos&#233; des Indiens qui se trouvaient &#224; Londres, &#233;tudiants pour la plupart. Son utilit&#233; fut reconnue par les autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Enfin, lorsqu'en 1918 &#224; la Conf&#233;rence de la guerre qui eut lieu &#224; Delhi, Lord Chelmsford (4) fit un pressant appel pour l'enr&#244;lement de la jeunesse, je me donnai tant de mal pour former un corps sanitaire &#224; Khedda que je compromis s&#233;rieusement ma sant&#233;. Ce corps allait &#234;tre form&#233; lorsque les hostilit&#233;s prirent fin. Dans tous ces efforts, j'&#233;tais pouss&#233; par la conviction que des services de ce genre me permettraient d'obtenir pour mes compatriotes un rang &#233;gal &#224; celui des autres parties de l'Empire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Le premier choc me vint sous forme des lois Rowlatt*, qui furent prises pour voler au peuple sa v&#233;ritable libert&#233;. Je compris qu'il me fallait mener contre ces lois une agitation vigoureuse. Puis, ce furent les horreurs du Pendjab, qui commenc&#232;rent par le massacre du Jallianwala Bagh* et arriv&#232;rent &#224; leur point culminant, lorsqu'on donna l'ordre de faire ramper les gens sur le ventre, de les fouetter publiquement, et autres humiliations indescriptibles* ; je d&#233;couvris que la promesse faite par le Premier ministre aux musulmans de l'Inde, au sujet de l'int&#233;grit&#233; de la Turquie et des lieux saints de l'islam ne serait point tenue. Et malgr&#233; ces pr&#233;sages, malgr&#233; les conseils de mes amis qui m'avaient mis en garde au congr&#232;s d'Amritsar en 1919, je soutins la coop&#233;ration et l'application des r&#233;formes Montagu-Chelmsford*, parce que j'esp&#233;rais que le Premier ministre tiendrait sa promesse aux musulmans, que l'on panserait la blessure faite au Pendjab, et que les r&#233;formes, si peu ad&#233;quates et satisfaisantes qu'elles fussent, seraient le d&#233;but d'une &#232;re d'esp&#233;rance pour l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Mais tout l'espoir que j'avais nourri s'effondra ; la promesse faite au Califat* ne fut pas tenue, le crime commis au Pendjab* fut blanchi, et la plupart des coupables non seulement ne furent pas punis, mais rest&#232;rent au service du Gouvernement et continu&#232;rent &#224; &#233;marger au Budget de l'Inde, certains m&#234;me obtenant de l'avancement. Je me rendis compte &#233;galement que les r&#233;formes n'indiquaient pas le d&#233;but d'une transformation dans les sentiments du Gouvernement &#224; notre &#233;gard, mais une m&#233;thode pour &#233;puiser l'Inde et lui prendre toutes ses richesses et pour prolonger sa servitude.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;J'en arrivai &#224; contrec&#339;ur &#224; la conclusion que notre association avec la Grande-Bretagne avait, au point de vue politique et &#233;conomique, rendu l'Inde plus impuissante que jamais. Une Inde d&#233;sarm&#233;e est incapable de pouvoir se d&#233;fendre contre un agresseur si elle voulait se battre avec lui. C'est au point que certains de nos hommes les plus capables consid&#232;rent qu'il faudra &#224; l'Inde plusieurs g&#233;n&#233;rations, avant de pouvoir devenir un Dominion*. Elle est si pauvre qu'elle ne peut gu&#232;re r&#233;sister aux famines. Avant la venue des Anglais, l'Inde tissait et filait suffisamment dans ses millions de chaumi&#232;res, pour ajouter aux maigres ressources de l'agriculture ce qui lui &#233;tait n&#233;cessaire. Cette industrie villageoise si vitale pour l'existence de l'Inde fut ruin&#233;e par des proc&#233;d&#233;s inhumains et cruels d&#233;crits par les Anglais qui en ont &#233;t&#233; t&#233;moins. Les habitants des villes ne savent gu&#232;re comment les masses de l'Inde &#224; demi mourantes de faim tombent dans l'&#233;puisement, ils ne savent gu&#232;re que leur m&#233;prisable confort provient du courtage qu'ils re&#231;oivent de l'exploiteur &#233;tranger et que ce courtage et ces b&#233;n&#233;fices, on les a arrach&#233;s aux masses. Ils ne se rendent pas compte que le Gouvernement &#233;tabli par la loi en Inde n'existe que pour cette exploitation de masse. Nul sophisme, nul arrangement de chiffres, ne peut faire dispara&#238;tre le t&#233;moignage &#233;vident des squelettes que l'on voit dans un grand nombre de villages. En tout cas, je suis certain que l'Angleterre et les habitants des villes de l'Inde, s'il y a un Dieu au-dessus de nous, auront &#224; r&#233;pondre devant lui de ce crime envers l'humanit&#233; et envers l'histoire. M&#234;me la Loi, dans ce pays, est mise au service de l'exploiteur &#233;tranger. Mon &#233;tude impartiale des proc&#232;s jug&#233;s par la Loi martiale du Pendjab m'a convaincu que 95% des condamnations n'auraient pas d&#251; avoir lieu ; l'exp&#233;rience que j'ai des proc&#232;s politiques m'a amen&#233; &#224; cette conclusion que neuf sur dix des hommes condamn&#233;s &#233;taient absolument innocents. Leur crime, c'&#233;tait d'aimer leur pays. Dans 99 cas sur 100 dans les tribunaux de l'Inde, justice n'est pas rendue aux Indiens, alors qu'elle l'est aux Anglais. Je n'exag&#232;re pas. C'est l'exp&#233;rience de tout Indien ayant eu quelques rapports avec ce genre de cause. Selon moi, l'administration de la loi, consciemment ou inconsciemment, s'est prostitu&#233;e au service de l'exploiteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Le plus grand malheur, c'est que les Anglais et leurs associ&#233;s indiens qui administrent le pays ignorent qu'ils commettent le crime dont je viens de parler. J'en ai la conviction, nombre de fonctionnaires anglais en Inde croient de bonne foi que le Gouvernement qu'ils repr&#233;sentent est un des meilleurs qui existent et que l'Inde progresse s&#251;rement, si elle progresse lentement. Ils ignorent qu'un syst&#232;me subtil, mais efficace, de terrorisme et un d&#233;ploiement organis&#233; de forces d'une part, et la privation de tout moyen de d&#233;fense d'autre part ont &#233;mascul&#233; le peuple et l'ont conduit &#224; la dissimulation. Cette habitude &#233;pouvantable a contribu&#233; &#224; l'ignorance et &#224; l'illusion des administrateurs. Le paragraphe 124* du Code p&#233;nal d'apr&#232;s lequel j'ai le bonheur d'&#234;tre accus&#233; est au premier rang de ceux qui tendent &#224; supprimer la libert&#233; du citoyen. La loi ne peut donner ou r&#233;gler l'affection. Si l'on n'a pas d'affection pour un homme ou pour un syst&#232;me, on doit &#234;tre libre d'exprimer sa d&#233;saffection dans toute sa force, du moment qu'on n'a pas l'intention de se montrer violent ou d'inciter &#224; la violence. Mais d'apr&#232;s le paragraphe sur lequel vous vous appuyez pour nous poursuivre, M. Banker (5) et moi, le seul fait d'exprimer de la d&#233;saffection est un crime. J'ai &#233;tudi&#233; certaines causes qui ont &#233;t&#233; jug&#233;es d'apr&#232;s ce m&#234;me paragraphe, et je sais qu'il a fait condamner quelques-uns des Indiens les plus populaires de l'Inde. Je consid&#232;re par cons&#233;quent comme un privil&#232;ge d'&#234;tre accus&#233; de m&#234;me. J'ai essay&#233; d'exprimer le plus bri&#232;vement possible les raisons de ma d&#233;saffection. Je n'ai aucun grief personnel contre un seul administrateur, j'ai donc encore moins de d&#233;saffection envers la personne du Roi. Mais je consid&#232;re que c'est une vertu d'avoir de la d&#233;saffection pour un Gouvernement qui a fait plus de mal &#224; l'Inde dans l'ensemble que n'importe quel autre syst&#232;me ant&#233;rieur. L'Inde n'a jamais &#233;t&#233; aussi peu virile que depuis qu'elle est gouvern&#233;e par l'Angleterre. Avec de tels sentiments [...], je consid&#232;re comme un privil&#232;ge pr&#233;cieux d'avoir pu &#233;crire ce que j'ai &#233;crit dans les divers articles qui me sont reproch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Je suis d'ailleurs convaincu d'avoir rendu service &#224; l'Inde et &#224; l'Angleterre, en leur montrant comment la non-coop&#233;ration pouvait les faire sortir de l'existence contre nature men&#233;e par toutes deux. &#192; mon humble avis, la non-coop&#233;ration avec le mal est un devoir tout autant que la coop&#233;ration avec le bien. Seulement, autrefois, la non-coop&#233;ration consistait d&#233;lib&#233;r&#233;ment &#224; user de violence envers celui qui faisait le mal. J'ai voulu montrer &#224; mes compatriotes que la non-coop&#233;ration violente ne faisait qu'augmenter le mal et, le mal ne se maintenant que par la violence, qu'il fallait, si nous ne voulions pas encourager le mal, nous abstenir de toute violence. La non-violence demande qu'on se soumette volontairement &#224; la peine encourue pour ne pas avoir coop&#233;r&#233; avec le mal. Je suis donc ici pr&#234;t &#224; me soumettre d'un c&#339;ur joyeux au ch&#226;timent le plus s&#233;v&#232;re qui puisse m'&#234;tre inflig&#233; pour ce qui est selon la loi un crime d&#233;lib&#233;r&#233; et qui me para&#238;t &#224; moi le premier devoir du citoyen. Juge, vous n'avez pas le droit, il vous faut d&#233;missionner et cesser ainsi de vous associer au mal si vous consid&#233;rez que la loi que vous &#234;tes charg&#233; d'administrer est mauvaise et qu'en r&#233;alit&#233; je suis innocent, ou m'infliger la peine la plus s&#233;v&#232;re si vous croyez que le syst&#232;me et la loi que vous devez appliquer sont bons pour le peuple et que mon activit&#233; par cons&#233;quent est pernicieuse pour le bien public. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;(1) &#171; Les 100 discours qui ont marqu&#233; le XXe si&#232;cle &#187;, choisis et pr&#233;sent&#233;s par Herv&#233; Broquet, Catherine Lanneau et Simpon Petermann, Andr&#233; Versaille &#233;diteur, 820 p., 34, 90 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Ville d'Afrique du Sud dont les Anglais, assi&#233;g&#233;s par les Boers, furent d&#233;gag&#233;s le 1er mars 1900, par l'arriv&#233;e d'une colonne de secours apr&#232;s plus de cent jours de si&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Charles Hardinge (1858-1944) fut Gouverneur g&#233;n&#233;ral et vice-Roi des Indes de 1910 &#224; 1916.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Frederic John Napier Thesiger, 1er Vicomte Chelmsford (1868-1933), fut vice-Roi des Indes de 1916 &#224; 1921.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) Il s'agit du second accus&#233; du proc&#232;s, Shankarlal Banker, l'&#233;diteur de Young India, jug&#233; responsable des articles que Gandhi y a publi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:center&#034;&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;R&#233;formes Montagu-Chelmsford : En ao&#251;t 1917, Samuel Montagu, secr&#233;taire d'&#201;tat britannique pour l'Inde, avait promis une participation accrue des Indiens au pouvoir &#224; l'issue de la guerre de mani&#232;re &#224; en arriver rapidement &#224; un gouvernement indien autonome au sein de l'Empire. En fait, le Government of India Act de 1919 permet l'arriv&#233;e de ministres indiens dans les gouvernements provinciaux et la repr&#233;sentation des communaut&#233;s indiennes au sein des assembl&#233;es centrale et provinciales, mais c'est bien la Grande-Bretagne qui conserve le pouvoir r&#233;el sur le plan des finances et de l'ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Promesse faite au Califat : Durant la Premi&#232;re Guerre, Londres avait fait une s&#233;rie de promesses aux musulmans indiens concernant le devenir de la Turquie ralli&#233;e aux puissances centrales et le r&#244;le du Sultan, par ailleurs Calife du monde islamique, c'est-&#224;-dire chef spirituel et temporel de l'islam et successeur l&#233;gitime du Proph&#232;te. Le mouvement du Califat, auquel Gandhi, bien qu'hindou, va apporter son ferme soutien, d&#233;fend la p&#233;rennit&#233; de ce titre. Mais en 1920, le trait&#233; de S&#232;vres impos&#233; aux Ottomans par les Alli&#233;s est tr&#232;s dur. La Turquie y perd notamment ses provinces arabes. En ce qui concerne le Califat, il semble qu'il devrait passer &#224; Hussein ibn Ali, ch&#233;rif de La Mecque, prot&#233;g&#233; de Lawrence d'Arabie et chef de la r&#233;volte arabe contre les Turcs en 1916. En r&#233;alit&#233;, le Califat sera aboli non par les Anglais mais bien par Mustafa Kemal en mars 1924. Hussein voulut effectivement r&#233;cup&#233;rer le titre mais il fut vite renvers&#233; par les Wahhabites de ibn S&#233;oud et le Califat ne fut plus revendiqu&#233;. Quoi qu'il en soit, la question a permis &#224; Gandhi et aux musulmans de conclure, face aux Britanniques, un programme commun de non-coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Crime commis au Pendjab fut blanchi... : Le rapport de la commission Hunter, d&#233;sign&#233;e suite au massacre d'Amritsar, a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233; par les Indiens comme blanchissant le g&#233;n&#233;ral Dyer. Le Congr&#232;s qui avait refus&#233; d'y participer avait cr&#233;&#233; sa propre commission, dont Gandhi &#233;tait membre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Dominion : &#201;tat politiquement ind&#233;pendant au sein du Commonwealth. En 1922, il existe six dominions : le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Z&#233;lande, l'Union sud-africaine, Terre-Neuve et l'&#201;tat libre d'Irlande. En 1947, le terme de dominion dispara&#238;tra car il impliquait une id&#233;e de subordination devenue intol&#233;rable dans le contexte de la d&#233;colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Article 124 du Code p&#233;nal : Appliqu&#233; depuis les ann&#233;es 1860, le Code p&#233;nal est un &#233;l&#233;ment d'unification et de centralisation en Inde. L'article 124 concerne la s&#233;dition et r&#233;prime tout acte, tout &#233;crit, toute parole tendant &#224; susciter la haine, le m&#233;pris ou la d&#233;saffection envers les autorit&#233;s l&#233;gales, le terme d&#233;saffection englobant la d&#233;loyaut&#233; comme tout sentiment d'hostilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;photo de marionnette prise &#224; La Nef (Pantin)&lt;br class='autobr' /&gt;
et disant le discours sur la non-violence de Gandhi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;si quelqu'un conna&#238;t son nom, merci de l'indiquer dans les commentaires&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;dirig&#233;e par Jean-Louis Heckel&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>c&#233;cile duval, porteuse d'&#233;criture comme on dit porteuse d'eau</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article257</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article257</guid>
		<dc:date>2014-10-01T10:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>isidore ducasse (comte de lautr&#233;amont)</dc:subject>
		<dc:subject>les chants de maldoror</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;dans la silhouette encombr&#233;e d'un manteau &#224; carreaux&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;lecture, th&#233;&#226;tre, etc&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;isidore ducasse (comte de lautr&#233;amont)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot138" rel="tag"&gt;les chants de maldoror&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_592 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L240xH166/cecile_duval-7199c.jpg?1782169770' width='240' height='166' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rencontr&#233; C&#233;cile Duval lors d'une Nuit des mus&#233;es, il y a plus d'un an, dans la salle des archives de la Commune &#224; Saint-Denis, et presque tout de suite nous avons engag&#233; un dialogue, autour de Lautr&#233;amont justement, qu'elle dit depuis plus de dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'en avais lu que quelques pages, &#231;a fait partie de ces livres pos&#233;s sur une &#233;tag&#232;re, collection Corti, que je savais avoir &#224; lire, vraiment entr&#233; dedans en juin de cette ann&#233;e, apr&#232;s qu'elle a donn&#233; le spectacle, &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Chants_de_Maldoror&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les chants de Maldoror&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;, au Th&#233;&#226;tre El Clan Destino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y suis retourn&#233;e le 29 septembre, pour entendre le &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christinesimon.fr/spip.php?article255&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chant troisi&#232;me&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, qui devrait &#224; nouveau &#234;tre programm&#233; le 20 octobre prochain. Si &#234;tes int&#233;ress&#233;s, joignez sa page &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/cecile.duval.165&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Facebook&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; pour conna&#238;tre les d&#233;tails de son invitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore sous l'effet de sa voix, aimerais dire ce que son travail a de si sp&#233;cial pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;p style=&#034;text-align:center&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-weight:700&#034;&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Duval, porteuse d'&#233;criture comme on dit porteuse d'eau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;le titre pour moi est un hommage &#224; cette posture d'acteur humble, qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Dans la silhouette encombr&#233;e d'un manteau &#224; carreaux, avec dr&#244;le de chapeau sur la t&#234;te, l'&#233;paisseur annonce que son corps va porter, avec l'&#233;nergie d&#233;mesur&#233;e qu'il faut, l'incroyable histoire d'un cheveu et de son cr&#233;ateur, un monument, pour que l'insens&#233; prenne pied dans la r&#233;alit&#233;, dans l'espace sonore, entre les murs de ce petit th&#233;&#226;tre, qu'il nous soit transmis sans effets de com&#233;dien, mais non sans jeu d'acteur, l&#224; qu'est le choc.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Les deux fois o&#249; entendu le texte dit par elle, s'est communiqu&#233;e &#224; moi et sans doute aux autres, -au-del&#224; du r&#233;cit, qui nous rend ce d&#233;roul&#233; en syncopes successives d'un narrateur qui regarde par le petit trou de la serrure, d'un cr&#233;ateur qui se laisse aller au pire dans un lupanar, d'un cheveu qui raconte le dol d'&#234;tre asservi et d'avoir &#233;t&#233; rel&#233;gu&#233; sur le sol, d'avoir assist&#233; &#224; l'&#233;corchement vif d'un jeune homme, ces ench&#226;ssements du r&#233;cit, paroles de cheveu, de cr&#233;ateur, de Satan, et d'un t&#233;moin oculaire de la complainte du cheveu-, au-del&#224; du r&#233;cit et de ses p&#233;rip&#233;ties, la sensation qu'un autre temps est pr&#233;sent, comme un contexte, un temps de l'&#233;criture, on entend l'auteur dans sa prise avec la langue, ce que le jeu, la voix, le regard font, installe une pr&#233;sence &#224; nous d'un qui &#233;crit, nous le fait ressentir, comme si on entrait dans son intention, l&#224;, et dans l'&#233;criture, son jet dans le monde ; C&#233;cile Duval n'interpr&#232;te pas quelque chose, elle dit le quelque chose pris dans le geste d'&#233;crire. En cela, remarquable, peu entendu auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Et quand j'&#233;voque ce ressenti plus tard, elle dit sa filiation, &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://theatredor.free.fr/01_compagnie/02_alain_astruc/01_alainastruc.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alain Astruc&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, et son apprentissage d'un travail d'acteur en permanent contact avec le public, une partie &#224; trois, une invite au texte, elle l'apporte dans le dire, elle joue le texte, ses diff&#233;rents niveaux, ses dialogues int&#233;rieurs, et chaque fois y incluant le spectateur, cr&#233;ant par l'attention &#224; la pr&#233;sence du public l'attention en retour du public pour la pr&#233;sence de l'&#233;criture, et retrouve l&#224; mon ressenti, elle am&#232;ne le spectateur au flux de l'&#233;criture (&#171; ne pas interpr&#233;ter une sc&#232;ne, jouer l'&#233;criture &#187; dit Astruc). C&#233;cile Duval parle de ces pi&#232;ces d'Astruc, o&#249; les sc&#232;nes avancent par le seul truchement des mots, pas d'intrigue, et de l'importance de la pr&#233;sence de l'acteur &#224; les porter dans un dialogue avec le public, sans autre rebondissement narratif qu'un mouvement qui se g&#233;n&#232;re dans la danse entre l'&#233;criture, l'acteur et le public.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Ce savoir transmis &#224; C&#233;cile Duval qui rend compte ainsi et de la puissance imaginaire de l'&#233;criture et de l'existentielle solitude qu'il faut pour l'exprimer, comme en double source de sa n&#233;cessit&#233; et ce faisant &#171; nous fait voir le po&#232;me en train de s'&#233;crire &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Propos rapport&#233; de Charles Pennequin sur le travail de C&#233;cile Duval&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align:justify&#034;&gt;Ce que le public rend &#224; C&#233;cile Duval au sortir de la loge, par ces murmures, je vais aller le lire, pour la premi&#232;re fois y ai compris quelque chose, quel texte et quelle langue. Le pari r&#233;ussi d'un hommage &#224; l'&#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecouter et voir Alain Astruc&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_593 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;105&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.archives-video.univ-paris8.fr/video.php?recordID=157&#034; class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='HTML - 5 kio' type=&#034;text/html&#034;&gt;&lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/html-25d7d.svg?1782169770' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alain Astruc - Film couleur / Images : C&#233;cile Duval / Montage : Patrice Besnard&lt;br class='autobr' /&gt;
1993 / Dur&#233;e : 1h 53mn
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;cr&#233;dit photo Martin Baretta&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;le titre pour moi est un hommage &#224; cette posture d'acteur humble, qui s'efface devant le texte, qui accueille le public dans le jeu d'acteur assurant ainsi une forme d'irrigation du texte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Propos rapport&#233; de Charles Pennequin sur le travail de C&#233;cile Duval&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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