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	<title>le point imaginaire</title>
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	<description>po&#232;mes, bribes de romans, projets d'&#233;criture, citations d'auteurs, photos, art contemporain</description>
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		<title>une amiti&#233;</title>
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		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;comment commence une amiti&#233; ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment commence une amiti&#233;, un sourire timide ou large, une tentative ou une invite, forte, imm&#233;diate, et &#231;a y est, ou alors les atomes d'un corps qui parlent aux atomes d'un autre corps, on ne dit pas assez le r&#244;le du corps dans l'amiti&#233;, cette amiti&#233;-l&#224; est n&#233;e dans un appartement, elle en robe africaine, toi en salopette rose, elle &#233;tait enceinte pour la troisi&#232;me fois, tout de suite un lien, se sentir accueillie, et toi qu'avais-tu &#224; donner, rien qui n'ait &#233;t&#233; re&#231;u, ton peu, ton manque, qui n'ait &#233;t&#233; per&#231;u, vient-on &#224; l'amiti&#233; par ce creux en soi, cette soif de parole, d'un tilt entre deux esprits, d'une curiosit&#233; de l'autre, qui rejoint sa reconnaissance de quelque chose d'ancien, l'amiti&#233;, ce pass&#233; qui resurgit sous une autre forme, ce futur qui s'installe, le deux en un, la rencontre, quelques s&#232;mes pour cailloux, comme &#231;a que &#231;a prend, que &#231;a se cimente, il faut beaucoup aimer une femme, l'admirer pour ses hauts faits, accepter d'entrer quand &#231;a flanche, tenir bon quand &#231;a tangue, la consoler quand elle pleure, la complimenter quand elle est belle, elle l'a toujours fait pour toi, on esp&#232;re l'avoir fait pour elle, des jours, des mois, des ann&#233;es, presque quarante ans, o&#249; l'on n'est plus celle qu'on &#233;tait, o&#249; elle n'est plus celle qu'elle &#233;tait, pourtant quelque chose d'essentiel n'a pas chang&#233;, mais quoi, on revient et l'acceptation toujours, se sentir accept&#233;e au plus profond, on craint parfois, une mutation, un engagement incompris, serait-ce moins fort, on h&#233;site, on &#233;vite, on y retourne parce que plus forts que tout, les souvenirs, ils forgent les conversations, les &#233;maillent de mots, d'images qui font r&#233;surgence, ils consolident le pr&#233;sent, jusqu'&#224; ce que le pr&#233;sent &#233;merge &#224; nouveau dans sa nouvelle dimension, &#231;a y est, l'amiti&#233; sans cesse renou&#233;e, dans les replis de l'infini changement on trouve de quoi nourrir la suite, tiens, elle fait ceci &#224; pr&#233;sent, tiens elle a perdu cette habitude, tiens elle s'int&#233;resse &#224; &#231;a qui ne l'int&#233;ressait pas auparavant, toujours trouver bien ce que l'autre trouve bien et quand pas tout &#224; fait, &#231;a intrigue, tiens pourquoi, elle argumente, elle influence, et sa propre vision alors change, chacune informe chacune, le monde comme il va elles le regardent ensemble, elles le parlent et calculent ensemble la nouvelle distance aux choses, elles avancent, peut-&#234;tre &#231;a qui dure, elles ont toujours avancer, parfois en se heurtant, mais sont toujours rest&#233;es debout face &#224; l'autre, femmes poteaux comme on dit sous d'autres cieux, elles n&#233;gocient la vieillesse qui arrive comme un virage de nouveaut&#233;, sans renoncer aux ambitions spirituelles, elles ne s'abstiennent pas de vivre, et leurs peurs sont moins fortes d'&#234;tre dites, et leurs rires cassent les spirales de tristesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste encore beaucoup d'aventures &#224; traverser sur le chemin de leur amiti&#233;, heureusement le voyage se poursuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le tatouage &#233;ph&#233;m&#232;re</title>
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		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;la femme p&#233;n&#232;tre le salon aux divans hauts&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L210xH316/le_tatouage_ephemere-4fdf4.jpg?1782155351' width='210' height='316' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La femme p&#233;n&#232;tre le salon aux divans hauts install&#233;s contre les murs orn&#233;s de mosa&#239;que, on est &#224; Oued Zem, Maroc, dans le c&#339;ur de la maison, dans la pi&#232;ce d'&#224; c&#244;t&#233;, les enfants regardent un telenovela mexicain sur la TV &#224; &#233;cran plat, mais dans le salon du c&#233;r&#233;monial les femmes assises sur les coussins attendent chacune leur tour en parlant &#224; voix basse, c'est du mariage d'une cousine qu'on parle et la smala agrandie est invit&#233;e, pour l'occasion, -et bien que votre statut ne soit pas clair, vous &#234;tes venue avec l'a&#238;n&#233; et ce sont les derniers jours du voyage-, vous faites partie de la famille, pi&#232;ce occidentale rapport&#233;e &#224; cette fratrie nombreuse et souriante, baign&#233;e dans une langue que vous ne comprenez pas. Le soir vous crierez les youyou comme elles, et tenterez de danser ce mouvement des &#233;paules, ce ch&#226;le sur les hanches, un mariage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du pot &#233;maill&#233; bleu que celle que vous nommez &#171; tatoueuse de mariage &#187; est all&#233;e chercher &#224; la cuisine &#233;mane une odeur pointue de henn&#233; et de fleur d'oranger r&#233;chauff&#233;s qui chatouille vos narines, alors quand la femme qui a retir&#233; sa gandoura et lac&#233; sa taille d'un tablier de cuir sombre vous fait signe de la t&#234;te, vous pr&#234;tez vos mains, vos bras, vos chevilles pour le c&#233;r&#233;monial, la femme s'approche de vous, s'assied sur un tabouret de bois qu'elle a dispos&#233; &#224; vos pieds et de son stylet &#224; pointe arrondie, une seringue tremp&#233;e dans la p&#226;te onctueuse, dessine sur votre peau des arabesques, des fleurs, des feuilles, un lacis verd&#226;tre, d'abord sur le dos et la paume de vos mains, jusqu'au bout de vos doigts, puis remontant sur les avant-bras, sachant arr&#234;ter son dessin quand il entoure votre poignet et plus haut encore d'une manchette florale, ornement naturel laissant sur l'&#233;piderme ses sillons marron clair, puis d'un coup de menton, elle vous engage &#224; poser vos jambes sur un pouf &#224; c&#244;t&#233; d'elle et elle poursuit son travail agr&#233;mentant vos mall&#233;oles d'un filet fleuri exub&#233;rant qui remonte aux mollets, le contact chaud est agr&#233;able, vous humez les parfums, percevez les murmures, reconnaissez quelques mots que vous venez d'apprendre, &lt;i&gt;ana&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;chouf&lt;/i&gt;, vous sentez &#224; leurs regards qu'elles parlent de vous, mais vous fermez les yeux, vous vous abandonnez &#224; ce soin, &#224; ces marques qui s'approprient votre corps, &#224; cette tradition qui ne vous est rien mais qui vous acculture, un tatouage &#233;ph&#233;m&#232;re, qui restera sur votre peau &#224; votre retour en France, que vous contemplerez peu &#224; peu s'effacer, laissant des traces incompl&#232;tes puis abstraites, les signes kabbalistiques d'un reflux, d'un &#233;t&#233; qui aura dur&#233; ce que durent les amours de henn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikibooks.org/wiki/Tatouage_au_henn%C3%A9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le tatouage &#233;ph&#233;m&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;dit photo wikipedia&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>la petite fabrique [tes joies III]</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article449</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>fou-rire</dc:subject>
		<dc:subject>objets singuliers</dc:subject>
		<dc:subject>livres</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;on franchit la grille qu'on referme&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot281" rel="tag"&gt;fou-rire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot282" rel="tag"&gt;objets singuliers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot283" rel="tag"&gt;livres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_908 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/rosedebretagne1.jpg?1436437011' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On franchit la grille qu'on referme, on passe devant le studio de radio, pas de bruit, on entre en face, pi&#232;ce profonde, murs nus, blanchis, c'est un ancien atelier, &#224; gauche un bar, planche &#233;paisse en bois pos&#233;e sur deux coffres m&#233;talliques &lt;i&gt;Kingsize&lt;/i&gt;, vaisselle entass&#233;e, au fond une malle-cabine entrouverte contenant des chemises blanches, le portant surcharg&#233; de v&#234;tements, plusieurs pulls de cachemire, des piles de livres partout, comme des petites colonnes dress&#233;es autour d'un autel, une &#233;norme lampe d'architecte accroch&#233;e &#224; une planche pos&#233;e sur deux tr&#233;teaux, en t'approchant, tu remarques des objets singuliers, une pince &#224; billets, un agenda &#233;pais bourr&#233; jusqu'&#224; la gueule de lettres et de notes, un mobile design fait de cinq tiges prolong&#233;es de boules chrom&#233;es mont&#233;es en balan&#231;oire qu'on fait claquer du bout des doigts, un stylo MontBlanc, un briquet MontBlanc, un &#233;tui &#224; cigarettes en argent massif, plus loin, une lampe en verre &#224; bain d'huile orange que la chaleur fait circuler, prenant sa vie autonome juste &#224; c&#244;t&#233; du lit, et &#224; sa t&#234;te la petite biblioth&#232;que, comme clon&#233;e de la tienne, Kafka, Blanchot, Arendt, chacun regarde l'autre se d&#233;shabiller, Derrida, Barthes, Beauvoir, on se rejoint dans le lit, Sartre, Semprun, Lessing, on se caresse jusqu'au plus intime, Jab&#232;s, Maupassant, Colette, il te p&#233;n&#232;tre, tu soul&#232;ves tes hanches, Michaud, Artaud, Ana&#239;s Nin, les coups de boutoirs et toi dans le m&#234;me rythme allant &#224; sa rencontre, Dosto&#239;evski, Faulkner, Sarrazin, et puis Miller, les deux, suspension, et c'est soudain son cri, un r&#226;le qui se prolonge, d&#233;livrance, et c'est aussi ton tour, ensemble vous criez, un cri que rien n'arr&#234;te, le son devient un chant sur une note unique, puis le chant hoquets, jusqu'&#224; l'inextinguible fou-rire de la fin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>naissance [tes joies I]</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article447</link>
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		<dc:date>2025-07-07T08:53:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>naissance</dc:subject>
		<dc:subject>joie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;la douleur avait &#233;t&#233; vive&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot277" rel="tag"&gt;naissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot278" rel="tag"&gt;joie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_906 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/plantegrimpantebretagne.jpg?1436182728' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La douleur avait &#233;t&#233; vive, mais effac&#233;e sit&#244;t que la petite chose vivante avait &#233;t&#233; pos&#233;e sur ton ventre, avait d'abord vagi, mais l&#224; apr&#232;s son petit tour de pi&#232;ce dans les bras de son p&#232;re, il se taisait, te regardait curieux, les yeux ouverts d&#233;j&#224;, votre premier regard, accroch&#233; dans la seconde, et toi en larmes, un apaisement de joie, de bonheur, d'oubli de tout ce qui n'&#233;tait pas cet instant-l&#224;, de ces moments compacts, remplis d'absolu o&#249; rien d'autre ne compte, et l'envie tout de suite de lui parler d'une voix douce, et quand &#224; la nuit dans l'ombre bleut&#233;e de la chambre, tu le contemples, &#233;tendu dans son berceau transparent, tu vois monter une main prolong&#233;e de cinq doigts qui tournent sur eux-m&#234;mes dans un mouvement d'illusionniste, tu le baptises aussit&#244;t, magicien, il est arriv&#233; et c'est son premier tour de prestidigitation, celui qui transforme ta vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>n&#233;cessit&#233; du froid</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article446</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article446</guid>
		<dc:date>2025-07-07T08:51:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>les mots du froid</dc:subject>
		<dc:subject>Glaciation</dc:subject>
		<dc:subject>ventilateur</dc:subject>
		<dc:subject>gaspacho</dc:subject>
		<dc:subject>mosqu&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>citron</dc:subject>
		<dc:subject>jura</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;contrainte : &#224; partir d'une liste de mots&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot270" rel="tag"&gt;les mots du froid&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot271" rel="tag"&gt;Glaciation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot272" rel="tag"&gt;ventilateur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot273" rel="tag"&gt;gaspacho&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot274" rel="tag"&gt;mosqu&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot275" rel="tag"&gt;citron&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot276" rel="tag"&gt;jura&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;CONTRAINTE :&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir d'une liste de mots &#171; ventilateur &#187;, &#171; fontaine &#187;, &#171; gla&#231;on &#187;, &#171; gaspacho &#187;, &#171; lac de montagne &#187;, &#171; freezer &#187;, &#171; cave &#187;, &#171; sorbet au citron &#187;, &#171; Petite Sib&#233;rie &#187;, &#171; neige &#187;, &#171; -25&#176; &#187;, &#171; cong&#232;re &#187;, &#171; Glaciation &#187;, &#233;crire des bribes d'autofiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ventilateur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; l'histoire de mes ventilateurs, ma cousine d'Am&#233;rique venue pass&#233;e l'&#233;t&#233; &#224; Paris, fait si chaud, n'ont pas de clim' les h&#244;tels &#224; Paris ?, quand elle repart, elle m'offre deux ventilateurs solides qu'elle a d&#233;gott&#233; au Bazar de l'H&#244;tel de Ville, &lt;i&gt;high quality&lt;/i&gt;. Perdus. Plus tard, m'en procure deux, &#231;a va par deux les ventilateurs, des tourelles qui tournent sur elles-m&#234;mes, mais au bout d'un moment, il faut ajouter une serviette mouill&#233;e devant pour que l'air se rafra&#238;chisse. Perdues aussi, peut-&#234;tre jet&#233;es quand elles ont cess&#233; de fonctionner. Puis cette qu&#234;te de rafra&#238;chisseurs d'air puissants, en tant qu'employeur on ne peut pas faire travailler des salari&#233;s au-del&#224; d'une certaine temp&#233;rature, consulte le code du travail, hypocrite, ne pr&#233;cise pas &#224; partir de quelle chaleur ambiante, de quelle temp&#233;rature sur le thermom&#232;tre, on doit faire vaquer les salari&#233;s. Alors cherche &#224; la Foire de Paris un brumisateur d'air puissant, quand j'arrive dans ce couloir si frais du salon, comprends que l&#224; se trouve ma solution. En ach&#232;te deux, tr&#232;s chers, regard des pros du bureau, est-ce de la gratitude&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fontaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;je me souviens de la fontaine de la Mosqu&#233;e, rue Monge. Et du th&#233; &#224; la menthe. Mon lieu de rendez-vous favori quand j'habitais rue Linn&#233;. N'y ai jamais rencontr&#233; Perec&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gla&#231;on &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;il avait sorti des gla&#231;ons du cong&#233;lo et les glissait sur mon corps ; quand j'ai &#233;t&#233; rafra&#238;chie, il m'a &#224; nouveau r&#233;chauff&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gaspacho &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;mes meilleures recettes m'ont &#233;t&#233; fournies par des amants, les crevettes au pastis, l'omelette bien baveuse, la confection des rolls californiens, la tarte tatin, le clafoutis avec cerises non d&#233;noyaut&#233;es, le gaspacho, c'&#233;tait en 1981, un &#233;t&#233; tr&#232;s chaud, m&#234;me dans ces Causses d'Aveyron, il l'avait en t&#234;te la recette du gaspacho, et c'est plus long &#224; pr&#233;parer que &#231;a n'en a l'air, on n'a mang&#233; que &#231;a pendant des jours. Aujourd'hui, chaque fois que j'ajoute les gla&#231;ons pour le rafra&#238;chir, je pense &#224; lui&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lac de montagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;mon record de nage dans l'eau glac&#233;e, quelque part sur le podium, en fait c'&#233;tait &#224; Trondheim, et c'&#233;tait dans la mer, para&#238;t qu'un des bras du Gulf Stream, nomm&#233; d&#233;rive nord-atlantique, vient r&#233;chauffer l'oc&#233;an glacial le long des c&#244;tes de Norv&#232;ge, n'en suis pas s&#251;re, en tout cas, c'&#233;tait vraiment, vraiment froid. Il y a bien le lac de Memphr&#233;magog, o&#249; l'hiver Wendy se baignait avec ses cousins, enfants cassant la glace, le d&#233;fi, se plonger une minute tous nus dans l'eau, puis se pr&#233;cipitaient vers le sauna pour l'effet &lt;i&gt;kisscool&lt;/i&gt; ; mais ne m'y suis baign&#233;e qu'en &#233;t&#233; et &#231;a allait. Alors, mon lac de montagne, le lac de Gen&#232;ve peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un lac de montagne, il y a bien ce lac du Lauzas, mais sont petits les monts par l&#224; ; en fait me rends compte que ne me suis jamais baign&#233;e dans un lac de montagne&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Freezer &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;arriv&#233;e tardive du mot dans mon vocabulaire, pensant que c'&#233;tait plus chic que les mots fran&#231;ais. C'est surtout que &#231;a fait plus froid, plus efficace, un freezer&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cave &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;j'aime les caves l'&#233;t&#233;, m&#234;me si &#231;a sent l'humide, un peu moisi, c'est mieux que l'&#233;paisse chaleur qui nous &#233;croule&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sorbet au citron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;cette petite saveur acidul&#233;e qui renforce l'effet de puret&#233;, le frais me fait &#231;a, un retrait progressif des degr&#233;s, un d&#233;shabillage de l'encombrante temp&#233;rature, soi en clef de sol, en niveau z&#233;ro, mais c'est trompeur, parce qu'une fois aval&#233;e la glace, son go&#251;t amer se transforme en sucre, on n'y reviendra pas. Mais on y retourne l'&#233;t&#233; suivant&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petite Sib&#233;rie/neige/-25&#176;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;cet endroit du Jura, ne sais plus. Le soleil sur le plateau, la neige brille, on se roule dedans, fait moins 25 degr&#233;s, on est rouges de plaisir et du froid (zeugme)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cong&#232;res &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#231;a se dit au pluriel, sur la route, c'est pire, parce que &#231;a surprend, les cong&#232;res inattendues, form&#233;es dans la nuit, c'est mauvais, n'avais pas vu, c'est comme &#231;a que les accidents arrivent, mais l&#224; ce soir, je r&#234;ve de cong&#232;res amies, je passerais entre elles &#224; pied, et les toucherais comme des murs de glace bienfaisants. On dit que &#231;a se sculpte, les cong&#232;res dans les Alpes suisses&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Glaciation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;ne sais rien de la Glaciation, enfin juste ce qu'on en sait g&#233;n&#233;ralement, une partie importante des continents est englac&#233;e, dit &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Glaciation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;, j'aime bien savoir que certaines landes, les paysages de marais et de tourbi&#232;res et les Grands Lacs d'Am&#233;rique du Nord en sont des souvenirs lointains, j'aime ces traces de l'histoire avec la terre, penser que la terre a une histoire, qu'on en est soi-m&#234;me un &#233;pisode, tout relatif dans une terre toute relative, que c'est comme &#231;a qu'elle tourne, c'est-&#224;-dire jamais tout &#224; fait la m&#234;me, que les climato-sceptiques feraient bien de s'en rendre compte. Alors Glaciation, mais le mot n'est pas beau, pr&#233;f&#232;re penser &#224; la Glasnost, &#231;a c'&#233;tait plut&#244;t un r&#233;chauffement, mais conceptuel le r&#233;chauffement, pas comme ces jours&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>enfances</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article420</link>
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		<dc:date>2025-05-04T11:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>am&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>polo</dc:subject>
		<dc:subject>santa-klaus</dc:subject>
		<dc:subject>cousins, cousines</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;que dit Santa Klaus&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot191" rel="tag"&gt;am&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot192" rel="tag"&gt;polo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot193" rel="tag"&gt;santa-klaus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot194" rel="tag"&gt;cousins, cousines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_874 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/saintnicolas.jpg?1430738593' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que dit Santa Klaus, quelle voix prise pour transformer la voix, l'image ne le dit pas. Mais nos regards, un arr&#234;t sur nos &#226;mes. Nous tous suspendus &#224; la barbe. L'enfance plus que la provenance, les petits Am&#233;ricains, les petits Fran&#231;ais, en brass&#233;e de cousins. Dans ces yeux qui se l&#232;vent, exercices d'&#233;tonnement, de doute, et de reconnaissance aussi. Je ne sais plus qui s'&#233;tait d&#233;guis&#233;. Par le cosy, derri&#232;re, une &#233;poque se signale, 1960, et une classe sociale, le bibelot, le napperon. Il &#233;tait sur le palier, le cosy, &#224; l'&#233;tage, servait de lit d'appoint. Peut-&#234;tre les v&#234;tements qui disent l'Am&#233;rique, les chemisettes, les sweaters gris, achet&#233;s sold&#233;s s&#251;rement, lots de trois, et le polo rose de ma cousine, pr&#234;t-&#224;-porter en d&#233;calage avec l'artisanat de mon pull de laine chin&#233;e, il gratte, mais n'y pense pas &#224; ce moment pr&#233;cis, le gilet &#224; la main du petit fr&#232;re aussi. Le grand avec son pull, la chemise &#224; carreaux, s'en sort mieux, il me semble. La photo prise par M. qui me l'a envoy&#233;e r&#233;cemment sur CDrom, tonalit&#233;s en bleu et ce serait s&#233;pia.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>exercice de s&#233;miologie appliqu&#233;e avec digressions et hypoth&#232;ses &#224; l'int&#233;rieur </title>
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		<dc:date>2025-04-18T10:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>philippe parreno</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;ou comment attendre quand on est patient V2&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot87" rel="tag"&gt;philippe parreno&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_862 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/what_do_you3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/what_do_you3.jpg?1429353360' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur la plaque noire, leurs deux noms grav&#233;s &#224; l'or fin, -d'abord mis &#171; dor&#233; &#187;, puis pense que &#171; grav&#233; &#187; est plus pr&#233;cis-, et juste au-dessous, une note sur papier, coll&#233;e, scotch pas visible, &#171; Cabinet ferm&#233; le 17 avril &#187;. Sachant que le jeudi ou vendredi, ce n'est pas elle qui tient consultation (l'opportunit&#233; du mot &#171; tenir &#187; dans ce cas, conc&#232;de que c'est un peu lourd), et que le samedi, elles alternent, jamais compris si c'est une semaine sur deux, quelle est la probabilit&#233; pour qu'elle vienne ce matin ? &#199;a, -et pourquoi Word me fait passer par Insertion pour d&#233;livrer, via Symbole, tout au bout &#224; droite, le C majuscule avec c&#233;dille, comme s'il &#233;tait logique qu'on ne porte pas de signe sur une majuscule, et que les puristes, hein, peuvent bien se donner un peu de mal, ou alors il existe un raccourci que j'ignore-, &#231;a doit donc se calculer, mais n'ai jamais su y faire avec les probabilit&#233;s, -l&#224; pourrais raconter une histoire de probabilit&#233; au bac, mais &#231;a rallongerait et compliquerait la lecture, donc non-, et puis ce qui m'importe c'est uniquement la probabilit&#233; qui ferait qu'elle serait l&#224;, ce matin. On attend. Nous ? Une femme en costume traditionnel avec foulard bleu p&#226;le, une autre en imper Burberry (des aller-retour, d'abord parce que j'ai une copine qui s'appelait Newberry, c'est toujours son nom qui vient quand je tourne autour de &#171; berry &#187;, dont le p&#232;re avait une agence de &lt;i&gt;real estate&lt;/i&gt; &#224; Kansas City, mais aucun rapport, et puis je passe &#224; Blueberry, mais non c'est pas la myrtille, ne pas confondre avec la blackberry qui est une m&#251;re et un t&#233;l&#233;phone, et finis par retrouver Burberry, -c'est &#224; Sciences Po que j'ai &#233;t&#233; sensibilis&#233;e &#224; cette marque des jeunes bourgeois branch&#233;s, du temps o&#249; s'habillaient presque tous comme &#231;a, apr&#232;s &#231;a s'est nettement rel&#226;ch&#233;-), pour l'incise, oser les traits d'union dans les parenth&#232;ses et ne parlons pas de tirets. Attend aussi une femme black (le choix du mot, si je dis &#171; femme noire &#187; j'utilise le mot &#171; noir &#187; et ses corr&#233;lations n&#233;gatives pour d&#233;signer une femme de couleur, si je dis &#171; femme de couleur &#187;, je pr&#233;suppose que celle-l&#224; l'est davantage que les deux autres ou que moi qui suis de couleur, mais plus p&#226;le, j'utilise donc le mot &#171; black &#187; pour me d&#233;barrasser du probl&#232;me de d&#233;signation, il faudra quand-m&#234;me un jour s'atteler s&#233;rieusement &#224; cette t&#226;che de trouver un mot moins connot&#233;, et je comprends que &#231;a en &#233;nerve certains), et donc cette femme, dont j'ai retenu le c&#244;t&#233; h&#226;l&#233; de la peau, mais que je n'ai pas assez observ&#233;e pour savoir comment elle &#233;tait habill&#233;e (peut-&#234;tre que je suis raciste, que le premier coup d'&#339;il plus attach&#233; &#224; la couleur qu'&#224; la v&#234;ture, et si &#231;a n'est pas un r&#233;flexe neurobio, je suis d&#233;sol&#233;e d'&#234;tre encore emp&#234;tr&#233;e dans mes pr&#233;jug&#233;s inconscients), &#224; ma d&#233;charge, elle est arriv&#233;e en deuxi&#232;me, -jamais bon la place de deuxi&#232;me dans un groupe, m&#234;me dans une famille, c'est dire-. Bref, toutes les quatre, on attend et on fixe l'affichette, qui dit &#171; Cabinet ferm&#233; le 17 avril &#187; et on est le 18, et puisque c'&#233;tait un vendredi le 17, c'&#233;tait donc pour l'autre qu'on l'avait &#233;crit, et que, si c'est son tour de permanence ce samedi, elle n'est pas concern&#233;e par l'absence de sa coll&#232;gue. Quelqu'un s'avise que c'est &#233;crit sur une page d&#233;tach&#233;e d'un bloc-note Alcatel, et l&#224;, &#231;a &#171; confusionne &#187; le groupe (je sais, n&#233;ologisme, mais tant pis), que vient faire Alcatel dans cette affaire, peut-&#234;tre un cadeau fait &#224; la concierge, juste &#231;a sous la main pour noter le message, ou son mari, -il bosse &#224; Alcatel, lui ?-, et nous quatre, tentant d'unir nos forces pour r&#233;soudre le r&#233;bus. Ce qui est s&#251;r, c'est que la pr&#233;sence d'Alcatel rend le message suspect. Dramatisant un peu, je glisse, peut-&#234;tre que le Cabinet ferme d&#233;finitivement le 17 avril, du genre pour toujours, qu'&#224; la suite du vol de sac au feu rouge, l'une a renonc&#233; et sa coll&#232;gue bien oblig&#233;e de suivre, enfin l'explication anecdotique, je la garde pour moi. L&#224;-dessus la femme au foulard, s&#251;re d'elle, hoche la t&#234;te, non, elle nous aurait pr&#233;venus. Je m'empresse de la croire, bien que vu comme on est pr&#233;venu aujourd'hui, on peut en douter, mais d&#233;cide de ranger ma surinterpr&#233;tation. Celle-ci, la plus chic de nous toutes, ose, et si elles &#233;taient d&#233;j&#224; parties en vacances, et que le 17, c'est juste parce que l'autre a pris son vendredi en plus. La toujours bleu clair dit d'un ton tranquille, non, elles auraient mis &#171; Cabinet ferm&#233; du&#8230;. Au &#8230;. &#187;. L&#224;, sais pas pourquoi, elles font une longue digression, -on pourrait se passer de l'adjectif, mais pour une digression &#231;a plombe mieux, voulais aussi &#233;crire, elles sont parties dans une longue&#8230;, mais le mot parti, l'utilise d&#233;j&#224; ailleurs-, elles introduisent d'un coup l'image du p&#232;re, qui est parti, (je savais bien que j'allais le r&#233;p&#233;ter ce mot-l&#224;, m&#234;me si ici &#231;a signifie qu'il n'est plus, qu'il nous a quitt&#233;s, on aura compris), il y a longtemps, il s'&#233;tait install&#233; l&#224; dans les ann&#233;es soixante-dix, et puis une encha&#238;ne, ah, oui, fut un temps o&#249; on voyait aussi beaucoup sa m&#232;re, me souviens, -je vois l'encha&#238;nement, le p&#232;re, la m&#232;re, mais ne comprends pas pourquoi la m&#232;re venait au cabinet, pas de place pour un secr&#233;tariat, peut-&#234;tre qu'elle &#233;tait d&#233;prim&#233;e apr&#232;s la mort du mari, et elle la gardait comme on emm&#232;ne son gamin au boulot les jours de gr&#232;ve-, pour mieux stopper ces pens&#233;es parasites, ces divagations, la femme mince, &#224; la peau lumineuse, aux cheveux noirs, et les pieds sur terre, sugg&#232;re alors qu'on peut aller au Cabinet m&#233;dical d'Auchan &#224; Pierrefitte, l&#224;-dessus la &lt;i&gt;chicos&lt;/i&gt; proteste, ah, non, moi il me faut un arr&#234;t de travail, je la rassure, pas besoin du traitant pour &#231;a, et on finit par se taire pendant cinq minutes au moins, jetant encore un ou deux coups d'&#339;il d&#233;pit&#233;s au panonceau qui nous nargue, la mani&#232;re qu'on a trouv&#233;e pour attendre 9h30, le d&#233;lai raisonnable, celui o&#249; on doit enfin admettre qu'un 17 peut se transformer en 18 sans pr&#233;avis, qu'un m&#233;decin de quartier (et je n'ajoute pas &#171; difficile &#187;) peut s'absenter sans informer sa patient&#232;le, ne sais pas si le mot existe, et n'irai pas voir, parce que sur le sujet, &#231;a suffit, nous, les patientes, on l'a &#233;t&#233; assez, ce matin (et pis zeugme, c'est dimanche).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;what do you believe your eyes or my words&lt;br class='autobr' /&gt;
philippe parreno&lt;br class='autobr' /&gt;
palais de tokyo&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;dit photo christine simon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>au bord du lac memphr&#233;magog</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article402</link>
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		<dc:date>2025-04-14T10:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;on trouve une roche&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_859 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/ethiopie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/ethiopie.jpg?1429008871' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au bord du lac Memphr&#233;magog, on trouve une roche, un volume de pierre, un rhinoc&#233;ros au dos plat pos&#233; dans une prairie, lisse et peint de signes verts et blancs, on dit qu'il a &#233;t&#233; apport&#233; l&#224; par les Indiens, on n'en rencontre pas, mais on le croit, on te croit, Wendy, quand tu le dis, tu bouges la t&#234;te, tes frisettes blondes &#224; ressorts, ta peau &#224; taches de rousseur, diaphane ta peau, et ton accent de Qu&#233;b&#233;coise anglaise, cherchant ta place au monde parmi les natifs, on te croit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive du Maine en bus, on franchit la fronti&#232;re, on attend parmi les &#233;cureuils sur le gazon du Mcgill College, Michael nous rejoint et on entasse nos sacs &#224; dos dans sa Morris Cooper, &lt;i&gt;ninety miles&lt;/i&gt;, de m&#233;moire, dans la bo&#238;te &#224; savon, quelques &#233;rables rouges plus loin on est dans le domaine de Childer, le ponton sur le lac, le hors-bord pour rejoindre le village de l'autre c&#244;t&#233;, comme &#231;a qu'on fait les courses, et le reste du temps, sur le cano&#233;, &#224; la recherche des &lt;i&gt;beavers&lt;/i&gt;, ou, accoud&#233;s au balustre de bois du &lt;i&gt;Talos&lt;/i&gt; qui domine l'horizon, &#224; la recherche de ton enfance, les m&#233;decins, m&#234;me des mandarins chinois venus l&#224; pour &#233;changer, dans ce domaine-cadeau offert en dollars par un gouvernement, remerciements de l'engagement pendant la guerre, ton grand-p&#232;re, tout parle de lui ici, il t'a fallu compter avec le personnage, entr&#233; dans la t&#234;te des gens, neuro, connu pour sa th&#233;orie du multilinguisme dans l'enfance, il t'y plonge ; autour de toi danse le grec, danse le fran&#231;ais, danse l'allemand, danse l'italien, et &#224; vingt ans tu pars dans le monde chercher la preuve de ton p&#233;rim&#232;tre int&#233;rieur, pas un dictionnaire, un corpus, le corps des langues, les langues &#224; corps, ta pens&#233;e envahie si jeune du pluriel, phon&#232;mes, concepts, cartes, qu'il s'agirait de penser soi dans le bruit des voix, peut-&#234;tre selon l'angle de l'instant, que tel mot de telle langue r&#233;sonne mieux de l'id&#233;e, que &#231;a faisait de toi une mosa&#239;que, plusieurs versions de toi, toujours hybrides. Et l'amiti&#233; nourrie de bribes de temps et de correspondance, greff&#233;e &#224; Montpellier, prolong&#233;e dans ce mas de Provence, o&#249; tu avais pass&#233; ton ann&#233;e sabbatique, et quelques autres fois &#224; Paris, &#224; New York aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; ce jour, quelques ann&#233;es plus tard, o&#249; tu m'&#233;cris, viens me rejoindre, je m'en vais. Et je ne suis pas venue, Wendy, les alibis, tous tiennent, mais je ne suis pas venue, et j'ai perdu la lettre qui depuis me faisait reproche, dans quelle langue me l'as-tu &#233;crite, quelle &#233;tait la version de toi qui me confiait la g&#233;n&#233;ralisation du mal, sur quelle version de moi est-ce tomb&#233; qui n'ai pas pu l'entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pris mon temps, mais aujourd'hui je te r&#233;ponds, dans le web comme en bouteille &#224; la mer, comme si tu pouvais me lire depuis ton souterrain, dans l'impudeur aussi qui fait cet ailleurs qu'on regarde en face, je te r&#233;ponds que parfois on a peur d'avoir &#224; lire l'impensable dans les yeux d'une si-vivante, que c'est pour &#231;a, moi, absente &#224; te tenir la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas fi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; va r&#233;usire se cou &#187;</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article396</link>
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		<dc:date>2025-04-09T07:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;quelques jours d&#233;j&#224;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_854 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L425xH778/dictionnaire-ef75c.jpg?1782158889' width='425' height='778' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours d&#233;j&#224; que ce dictionnaire tra&#238;ne ouvert sur la table, j'avais d&#233;cid&#233; de m'en d&#233;barrasser, pass&#233; l'&#226;ge de p&#233;remption, un peu moisi, us&#233; jusqu'&#224; la corde, ce Robert, 1979, il y en a d'autres plus r&#233;cents sur l'&#233;tag&#232;re, et depuis quand je n'en ach&#232;te plus, curieusement celui-l&#224; plus us&#233; que les autres, on lui voit les veines, et quand je l'ouvre avant de le jeter, tombe sur cette d&#233;dicace, enfin pour un lecteur, on ne dit pas d&#233;dicace, pour un traducteur, comme Chouraqui, c'est &#224; la fin qu'il me l'a d&#233;dicac&#233; sa Bible, mais l&#224;, c'est le commentaire d'un p'tit malin qui parle de lui &#224; la troisi&#232;me personne comme Delon, &#171; &#8230;&#8230; va r&#233;usire se cou &#187;, c'est son dictionnaire, alors il &#233;crit ce qu'il veut sur la page de garde, l'&#233;poque je crois o&#249; il disait &#171; page 1810 &#187; &#224; un de ses potes avec un clin d'&#339;il et qu'ils se pliaient en deux de rire, cinq ans, sept ans, sais pas trop, avait un peu d'avance, et donc je tombe sur ce petit mot, et hier comme il passait par l&#224;, il passe plus souvent en ce moment, lui ai demand&#233;, c'&#233;tait quoi &#171; se cou &#187; que tu devais r&#233;ussir, et m'a r&#233;pondu, ben, de lire le dictionnaire en entier. S&#251;r que c'est un sacr&#233; coup de le lire en entier, juste oubli&#233; de lui demander s'il avait r&#233;ussi. Lui reposerai la question quand il repassera devant mon escalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'emp&#234;che que c'est le genre de petite phrase qui donne du pep, ces jours-ci.&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/yashavareusiresecou.jpg?1428563079' width='500' height='666' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>tutty frutty, oh rudy</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article395</link>
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		<dc:date>2025-04-07T18:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;bop-bopa-a-lu a whop bam boo&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;autofictions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bop-bopa-a-lu a whop bam boo, Tutti frutti, oh Rudy, c'&#233;tait ce rythme de boogie-woogie qui s'&#233;tait empar&#233; de ma t&#234;te en arrivant &#224; ce terrain vague, Tutti frutti, oh Rudy, comme la bande son de ces Am&#233;ricains de la seconde guerre, une radio libert&#233; qui diffuserait encore ses morceaux devant le blockhaus o&#249; je venais de p&#233;n&#233;trer, Tutti frutti, je me baisse sous une sorte de portail en b&#233;ton, dont on aper&#231;oit les armatures en m&#233;tal, Tutti frutti, moi aussi, je fais dans le linguistique, j'apprends les langues, Tutti frutti, oh Rudy , des inscriptions en anglais sur les murs, Tutti frutti, oh Rudy A whop bop-a-lu a whop bam boo, she knows just what to do, Tutti frutti, oui, c'est &#231;a, une radio libre am&#233;ricaine, dans la p&#233;riph&#233;rie de Mannheim, oh Rudy, Tutti frutti, un couloir sombre mal &#233;clair de n&#233;ons qui interruptent, court, des p'tits coups, des portes de chaque c&#244;t&#233;, personne pour m'accueillir, oh Rudy, elle crie Wolf, Wolf, elle entend son pr&#233;nom, une porte s'ouvre et la t&#234;te hirsute de Wolf appara&#238;t. Oh, Ruddy, Komm, komm herein, elle entrevoit une batterie, un gars aux cheveux blonds, il accorde sa bass, Tutti frutti, elle d&#233;couvre le groupe de Wolf, &#224; qui il la pr&#233;sente. Hier ist Ma&#239;ne. Mein ? Mehn ? Wie sagt man ? Wie du willst. Tutti frutti, &#231;a continue, la grande aventure de l'&#233;tranger, ici, c'est moi l'&#233;trang&#232;re, je me cherche plus, je suis trouv&#233;e, Tutti frutti, oh Rudy, she rocks to the east, she rocks to the west but she's the girl that I know best, Tutti frutti, oh Rudy, tr&#232;s vite ils commencent &#224; r&#233;p&#233;ter, c'est la balade de Wolf, Schade, schade, es ist alle so fade, la fl&#251;te traversi&#232;re de Wolf, elle aime, c'est jazz, c'est fou, Tutti frutti, elle auditionne, ils cherchent la chanteuse du groupe, au bout d'une heure ils sourient, ils ont trouv&#233;, oh Rudy, got a girl named Sue, she knows just what to do, je chante et chante, mes &lt;i&gt;lyrics&lt;/i&gt;, Les filles d'maintenant, quand tu parlais de solitude, mais l&#224; je ne suis plus seule, Tutti frutti, oh Rudy, les gars improvisent, je laisse faire, sur leur longueur d'onde, ils vont r&#233;p&#233;ter souvent, Tutti frutti, she rocks to the east, she rocks to the west, but she's the girl that I know best, Tutti frutti, Oh Rudy, Tutti frutti, oh Rudy, on jouera &#224; Die B&#252;hne &#224; Heidelberg, on s'amusera en tourn&#233;e, pay&#233;e plus que mon job chez Horten, &#231;a durera tout l'&#233;t&#233;, puis l'ann&#233;e, puis Wolf jouera ailleurs, et moi je rentrerai, finie la pierre roulante, woogie boogie.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;publi&#233; sur anthropia # blog en f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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