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	<title>le point imaginaire</title>
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	<description>po&#232;mes, bribes de romans, projets d'&#233;criture, citations d'auteurs, photos, art contemporain</description>
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		<title>on ne pense pas assez aux escaliers</title>
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		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;christine simon&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique74" rel="directory"&gt;invitations sur le web&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;DE L'ESCALIER SOUVENT FR&#201;QUENT&#201; dans l'enfance, tu ne te souviens pas de la premi&#232;re mont&#233;e, ce qu'on compte et qu'on garde en m&#233;moire, c'est les marches, tu as aussi oubli&#233; une quelconque sensation de pesanteur, tu grimpes all&#232;grement pas apr&#232;s pas, tu fais tienne l'&#233;l&#233;vation, le boyau qui fait &#233;chapper &#224; la base de la maison, il tire vers le haut et fait un coude sec apr&#232;s la sixi&#232;me marche, qu'on ressent en m&#234;me temps que se coince la main dans le lacet serr&#233; de la lisse, pourtant c'est apr&#232;s, &#224; la huiti&#232;me marche, qu'on rencontre vraiment l'escalier, &#231;a craque, jamais pass&#233; sur la touche sans chercher &#224; exag&#233;rer ce craquement, &#224; l'embellir d'un pas franc, l'escalier comme pr&#233;sence qui a sa m&#233;lodie propre, craquait-il d&#233;j&#224; au temps de sa construction, y a-t-il eu un d&#233;faut de fabrication ou est-ce le temps, la suc- cession des hivers et des &#233;t&#233;s, le travail du bois, qui a donn&#233; au chiffre huit sa magie musicale, a-t-on ce rapport au chiffre huit de cette marche qui cloche et d'o&#249; vient qu'on aime ce qui coince, ce qui se rebelle, ce qui ne s'organise pas dans la litanie &#224; larges girons, l'escalier et la pr&#233;sence, cette marche qui alerte et qui d&#233;tecte, avec le bruit c'est la nature du creux derri&#232;re la contremarche qui se r&#233;v&#232;le, sonore, quelque chose d'un myst&#232;re qui circonvient la lin&#233;arit&#233; de la danse autour de l'axe central, on s'&#233;tonne que la solidit&#233; s'appuie sur du vide, et que dans ce vide on pense une pr&#233;sence, confront&#233;e &#224; l'aporie, on se repr&#233;sente encore et encore sans pouvoir l'&#233;lucider, plus tard l'escalier devient mise en sc&#232;ne d'une apparition, souvenir d'un rideau qui le borne en bas sur le vestibule, on est dans l'entr&#233;e, on va prendre &#224; gauche, on &#233;carte le rideau et la pr&#233;sence te saute dessus, qui veut te faire peur, qui prend ton bras et t'effraie et toi interdite, persuad&#233;e que c'est un coup de l'escalier, d&#233;rob&#233; par le rideau cramoisi il est une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre qu'on n'atteindra plus sans appr&#233;hension, l'escalier g&#233;mit, l'escalier cache, multiplication des r&#244;les, et dans un autre escalier qu'on descend trop vite, on tombe nez-&#224;-nez avec la rencontre, se dessine la figure de l'impromptu, l'escalier permet ces faits de hasard, peut-&#234;tre n&#233;s du d&#233;s&#233;quilibre qu'il impose et qu'on doit sans cesse r&#233;tablir, l'instabilit&#233; d'un instant &#224; quoi r&#233;pond la m&#234;me suspension dans la pens&#233;e, tout peut arriver, et toi interdite &#224; nouveau, la rencontre n'aura pas lieu, on aurait d&#251; se douter qu'un escalier tout de velours recouvert, un chamarr&#233; de fleurs rouges sur fond vert, qui absorbe le moindre bruit, un tel escalier n'a rien pour te pr&#233;parer, et ses tringles de laiton dor&#233; n'offrent que risque qu'on court chaque jour jusqu'&#224; la chute, la visse est descell&#233;e, la fixation a saut&#233; et c'est le croche-pied d'un pli du tapis, dans cet escalier-l&#224;, c'est toujours dans la descente que les choses arrivent, on fi- nit par se dire qu'il y a des escaliers &#224; descentes et des escaliers &#224; mont&#233;es, une signature de l'architecte ou des signes qu'on d&#233;crypte, on ne sait jamais d'avance, l'ai-je bien descendu, bien escalad&#233;, mais c'est l'escalier qui nous monte ou qui nous descend, on lui est livr&#233;, dans l'action m&#234;me qu'il exige, monter ou descendre, il prend les commandes de nos muscles, de nos sens, un jour se prend l'escalier enchant&#233; de cire d'abeille, marches lustr&#233;es, par l'odeur all&#233;ch&#233;e tu cherches &#224; atteindre le cinqui&#232;me &#233;tage, et tous les escaliers cir&#233;s seront d&#233;sormais associ&#233;s &#224; ce cinqui&#232;me niveau, comme un parfum qui te donne rendez-vous, la t&#234;te pench&#233;e sur le c&#339;ur du colima&#231;on, tentant de deviner la porte &#224; la- quelle tu aspires, &#231;a qui donne l'esprit de transcendance, mieux qu'un dieu inconnu, un moyen de transport, tout comme lors du guet derri&#232;re la porte de tel autre, l'escalier du hors l&#224;, on y est &#224; l'oreille, on fr&#233;mit, on pressent, il nous habite et nous p&#233;n&#232;tre d'un seul g&#233;missement du pas, dans notre r&#233;el int&#233;rieur il occupe sa place, installe les partitions, promet et trompe souvent, ce pas qui avait ralenti a poursuivi vers l'autre &#233;tage, l'escalier de passage comme esp&#233;rance d&#233;&#231;ue, ce ne sera pas ce soir, ce ne sera pas pour toi, mais peut-&#234;tre demain, cette ligne de lumi&#232;re sous une porte juste en haut du dernier pallier, qu'on distingue du plus bas, on l&#232;ve la jambe, on se hisse peu &#224; peu, au moment d'arriver, tu cherches la transition, la sym&#233;trie du geste, celle de lever le pied et de tendre la main, celle d'appuyer sur la poign&#233;e qui ouvrira la porte&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;avec quelques modifications&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/pense-pas-assez-aux-escaliers/dp/197569550X/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1520073650&amp;sr=1-1&amp;keywords=on+ne+pense+pas+assez+aux+escaliers&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tiers Livre Editeur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>dans des maisons inconnues</title>
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		<dc:date>2018-03-03T10:38:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;publi&#233; sous pseudo&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique74" rel="directory"&gt;invitations sur le web&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;YANT QUITT&#201; LES CONDOS, on grimpe l'Octavia Street, plus haut c'est les mansions, murs hauts palmiers et parcs d'agr&#233;ment, soleil pour les nantis, ici, pas de palais coloniaux, des b&#226;tisses victoriennes, qui tremblent encore de 1906, mais elles tiennent sur les escaliers raides &#8212; avocats, m&#233;decins, ils s'offrent l'&#233;l&#233;vation, mais ils la gagnent &#8212; prosp&#232;re, prosp&#232;re, l&#224; qu'on le d&#233;couvre, le cube de b&#233;ton blanc, incongru dans la s&#233;rie, juste ce bow-window, &#224; mi-hauteur des marches, on devrait sauter pour l'atteindre, ou redescendre apr&#232;s l'entr&#233;e pour rejoindre le salon, dedans, on sait y entrer sans peine, on conna&#238;t les voisins et ils en ont la cl&#233;, alors un &#171; je vous rejoins &#187; &#224; ceux qui l'occupent, ce serait entre Thanksgiving et Black Friday, cr&#233;neau &#233;troit et l'homme serait absent, l'homme est toujours absent, il voyage, &#231;a se voit, ce rien de n&#233;glig&#233; d'une fa&#231;ade d&#233;laiss&#233;e, mais on r&#233;siste, on ne visitera pas, alors la nuit &#231;a cogne, mais qu'est-ce qu'on attend, et au matin on sort, c'est la fin de matin&#233;e, on se trouve juste en face, la brume s'est lev&#233;e et le volume chanc&#232;le, la forme se disjoint, se d&#233;double &#224; l'identique, porte ajours toit plat avec son parapet et le tout d&#233;cal&#233;, comme en surimpression un bloc sur le vide, le corps sacr&#233; d'un monstre ou celui d'un fant&#244;me &#224; &#231;a qu'on s'attendrait dans l'autre dimension, mais ici, un m&#233;lange, inconnu en archi, c'est la modernit&#233; et c'est l'&#233;tranget&#233; dans le m&#234;me regard, est-ce que &#231;a existe, l'homme a-t-il voulu &#231;a, quel escalier choisi, si m&#234;me il y en a un, sans s'y voir acc&#233;der, on est devant la porte ; et tombent les notes froides, les gr&#234;les d'un triangle ou d'un chimes effleur&#233;, tubes &#224; gamme chromatique, un musicien s'est install&#233; &#224; demeure, invisible, un homme-orchestre venu du Japon se cache dans les cloisons, bruit mat d'un gong, on marche et &#231;a s'entend, on l&#232;ve les yeux, galerie hauts portraits femmes nues, &#231;a dans le contre-jour, des pos&#233;es dans les rues de villes asiatiques, c'est l'homme, le photographe, &#233;largir le regard, le hall en cath&#233;drale, trois niveaux, en haut un garde-corps et &#224; l'emporte-pi&#232;ce des motifs tropicaux ajourent la plaque d'alu, la frise, de corps, de plantes, court au bord de l'&#233;tage et en bas &#224; gauche le ventre de la maison, la porte claque derri&#232;re soi, une ombre sur le mur, derni&#232;res cristallines et s'envolent les sons d'un air au shakuachi et plus on s'avance et plus &#231;a devient aigre, insiste la dissonance, on flageole, jamais pu, jamais su, dans cette inharmonie, comment la musique dicte un &#233;tat int&#233;rieur, la bouche s'ouvre et se ferme, la fl&#251;te devient stridente quand on approche des marches qui plongent vers le salon, la t&#234;te tourne, c'est son corps qui peine dans la descente, muret en contrebas, le canap&#233; de peau dans la niche sous la baie, on s'y couche, et en rouvrant les yeux, on aper&#231;oit la b&#234;te dans un coin, bleu marine &#233;chelle au un centi&#232;me de r&#233;sine luisante, est-ce un hippopotame, on le confond toujours avec la b&#234;te &#224; corne, comme &#231;a qu'on se sent mieux, on s'en va l'enfourcher comme en un jeu d'enfance, ou bien, mais de quoi s'agit-il, la terre tremble un peu, on ne s'habitue jamais, sensation de plong&#233;e sur le parquet baign&#233; d'un soleil revenu, puis plus rien, juste le cadre sur le mur, mouvement de balancier, il s'arr&#234;te de travers, table basse, verre &#233;pais, &#231;a fume toujours apr&#232;s, un cendrier de pierre, peut-&#234;tre du marbre et un allume-cigares dans le m&#234;me mat&#233;riau, c'est remarquable au vingt-et-uni&#232;me si&#232;cle, comment la maison, les vieilles habitudes, un lieu hors du monde, ne s'inclinent pas devant les us contemporains, on est un peu chez soi, m&#234;me le climat sonore, &#224; pr&#233;sent cordes pinc&#233;es voix grave de chanteur un bourdon, &#224; nouveau on somnole, c'est le silence qui r&#233;veille et dans l'obscurit&#233;, la lueur d'une lune qui s'&#233;crase dans le plan d'un miroir ann&#233;es trente, la ligne des contours, une enfilade en sapelli et le Barcelona de Mies van der Rohe la longue biblioth&#232;que les reliures les volumes et la lampe Breuer qui &#233;claire les &#339;uvres du peintre George Grosz, recension, tourne-pages, cette &#233;poque qui hante et certains pour y vivre, on se rel&#232;ve nue, on veut trouver quelqu'un, haut escalier dans la p&#233;nombre, on h&#233;site, une arme en italique, quelqu'un a-t-il pouss&#233; quelqu'un dans l'escalier &#8212; combien de m&#232;tres et de tourn&#233;s-roul&#233;s, avant de finir, nuque heurt&#233;e, sur le plancher &#8212; celui-ci est recouvert d'une &#233;paisse moquette, tu me pousseras un jour, mais je n'en mourrai pas, puis on songe qu'&#224; monter le chemin de d&#233;sir, &#224; chaque progression, sa r&#233;ponse accord&#233;e, en haut, trois portes qu'on pousse l'une apr&#232;s l'autre, la chambre du ma&#238;tre, &#224; t&#234;te de lit en cuir, des couleurs havanes et le parfum de l'homme, d'autres portes s'y cachent, peut-&#234;tre un labyrinthe, elles sont ferm&#233;es &#224; clef, &#224; peine un &#339;il dans la seconde au bureau &#233;pur&#233;, on effleure la troisi&#232;me, baldaquin et coin-douche pour amis de passage, mais personne pour r&#233;pondre &#224; la qu&#234;te entam&#233;e, on referme les trois portes, s'assied sur le palier ; on &#233;coute remonter les bruits de la maison, refroidissement du bac &#224; eau du r&#233;frig&#233;rateur carillon doux d'une pendule craquements de parquet et quelque chose, de l'ind&#233;finissable, un souffle, &#233;manant de derri&#232;re, une lente respiration coll&#233;e &#224; la paroi, on frissonne, on se l&#232;ve et redescendant en courant, on ne tr&#233;buche qu'&#224; l'avant-derni&#232;re marche, toujours les bruits qui inqui&#232;tent, une pr&#233;sence d&#233;celable, puis on se met &#224; rire, l'homme est absent, n'est-ce pas, est-ce que l'homme est absent, on se rhabille, rejoignant la cuisine, pensant &#224; se faire un th&#233; et &#224; aller le boire sur la terrasse en teck, suspendue sur jardin feuilles sombres de bananiers et dos noirs d'azal&#233;es, seul un &#233;rable donne la couleur, de quelle lumi&#232;re &#233;manant de la nuit, un rouge surexpos&#233; vibrant jusqu'&#224; l'orange et, le corps enfi&#233;vr&#233;, on revient vers l'entr&#233;e, le doigt sur une poign&#233;e, on n'ouvre pas la porte, celle qui m&#232;ne &#224;, chapiteaux soutenant un plafond en ogives clef de vo&#251;te au firmament et au centre, l'enfer, de grands coffres de stockage, les &#339;uvres interdites, au fond la chambre noire surmont&#233;e d'une lampe, la lampe est-elle allum&#233;e, et juste avant de sortir, on per&#231;oit des murmures, paroles au timbre rauque, une voix de suppliant et sans se retourner, on se dit qu'une fois de plus, on fuit quand &#231;a chuchote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'on y reviendra, toujours, on y revient.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;In&#232;s Du Guesclin - avec la complicit&#233; de &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/Dans-maisons-inconnues-Fran%C3%A7ois-Bon/dp/1540552527/ref=sr_1_2?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1520103451&amp;sr=1-2&amp;keywords=dans+des+maisons+inconnues&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tiers Livre Editeur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>d&#233;fi photo</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;7 j/7 photos n/b&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique74" rel="directory"&gt;invitations sur le web&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;F&#233;vrier 2018&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 jours 7 photos Noir &amp; Blanc de ma vie quotidienne &lt;br class='autobr' /&gt;
Contrainte : noir et blanc, pas de gens, pas d'explication &lt;br class='autobr' /&gt;
pour r&#233;pondre au d&#233;fi de @eclectante &lt;br class='autobr' /&gt;
Et j'ai d&#233;fi&#233; qui voulait bien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;jour 1&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1480 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/img_4121-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/img_4121-2.jpg?1519561092' width='500' height='656' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jour 2&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1481 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/img_4122-2-r90.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/img_4122-2-r90.jpg?1519561701' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jour 3&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1482 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/img_4125-2-r90.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/img_4125-2-r90.jpg?1519561794' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jour 4&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwexp0bxcaausme-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwexp0bxcaausme-2.jpg?1519561298' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jour 5&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwz9cldx0aap7rq-1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwz9cldx0aap7rq-1.jpg?1519561587' width='500' height='586' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jour 6&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwjh6avw4aacxid-1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwjh6avw4aacxid-1.jpg?1519561344' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;jour 7&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwohul8wkaecgbp.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dwohul8wkaecgbp.jpg?1519561380' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hier, en vignettes</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article731</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>csc petit-colombes</dc:subject>
		<dc:subject>th&#233;&#226;tre le hublot, de colombes</dc:subject>
		<dc:subject>sarah helly</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;apr&#232;s la restitution&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot460" rel="tag"&gt;csc petit-colombes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot461" rel="tag"&gt;th&#233;&#226;tre le hublot, de colombes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot462" rel="tag"&gt;sarah helly&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1321 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/db9wnz5waaax9pa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/db9wnz5waaax9pa.jpg?1497166996' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la restitution d'hier, le spectacle &#171; La famille sur le bout de la langue &#187; au CSC Petit-Colombes, ce qu'on ne veut pas oublier&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Pour la couturi&#232;re, on se retrouve dans la salle de couture, enfin tous ensemble, les enfants, les ados et les femmes, et Sarah reprend le conducteur, et la petite qui ne venait plus est venue quand m&#234;me,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; elle se met &#224; pleurer, quand elle comprend qu'elle n'a pas assez r&#233;p&#233;t&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah lui dit qu'elle dira son texte quand-m&#234;me, qu'on va l'entra&#238;ner &#224; part,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment, o&#249; devant votre retard, et le public piaffant, quelqu'un a l'id&#233;e de reprendre le premier th&#232;me, Dessine-moi une famille, et qu'on affiche au mur les dessins du public,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; tu comptes les femmes et que tu vois qu'elles sont toutes l&#224;, et m&#234;me celles qui ne revenaient pas sont venues dans le public,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le beau sari de Sofia en voile vert bouteille, le boubou de Bintou avec une partie en bogolan et la coiffe rose fuchsia, et toutes les autres qui ont mis leur tenue des grands jours,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez nous, le personnage, une femme dit un texte, une autre fait statue d'un geste,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le moment, o&#249;, sur une id&#233;e de Sa&#239;da, une femme dit &#171; mon cousin &#187; puis se met &#224; dire le reste en arabe, quand la statue ouvre les bras, elle se pr&#233;cipite et l'embrasse, et le public rit,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sooryia dit le texte de la femme syrienne sur son fr&#232;re, elle dit, mon fr&#232;re a disparu pendant la guerre, et nous, toutes les femmes, La Voisine et toi, on se penche sur le vide, longtemps,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu guides le public dans l'expo pendant l'entracte, on repasse par les s&#233;ances, le texte des auteurs, quelques textes de femmes, et que c'est comme revivre la p&#233;riode de f&#233;vrier &#224; juin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment, quand on arrive dans la salle, entendre la litanie des objets en fond sonore, tous les objets de toutes leurs maisons d'enfance, enregistr&#233;s &#224; la queue-leu-leu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu d&#233;couvres les objets pos&#233;s sur une longue diagonale, et qu'ils sont beaux, bigarr&#233;s, apport&#233;s dans le grand sac de Sarah,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une lampe-torche, un chapeau tyrolien, une plume, des matriochkas, un compteur, des chaussures &#224; talon, une barque portugaise, un bouquet de fleurs en plastique,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; un jeune gar&#231;on raconte le jour o&#249; sa petite s&#339;ur a emprunt&#233; les talons hauts de sa m&#232;re, et qu'il montre la maladresse, juste la marche de traviole, avec les chaussures qui avancent sur la table,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une petite fille sort une &#224; une les poup&#233;es russes et parle de chaque personne de sa famille,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la petite passe, c'est son tour, elle pose son objet, le bouquet de fleurs, sur la table et s'enfuit en courant,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; Oc&#233;ane compose un num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone sur un morceau de seiche, et la diagonale devient plage,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; trois des femmes entrent sur sc&#232;ne, jouent la confidence, se penchent, se cachent la bouche, rient d'un air g&#234;n&#233; en tournant autour de la Voisine,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu viens d'annoncer &#171; Secrets de famille et cons&#233;quences &#187;, on entend les secrets de familles enregistr&#233;s, que &#231;a en fait un immense secret o&#249; &#231;a se m&#233;lange,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah dit Caf&#233;, tu lui r&#233;ponds Qu'a fait, les femmes sont autour, et papotent, comme dans un salon,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; les enfants crient dans le patio pour nous interrompre, et que toutes les femmes soupirent, qu'on quitte le plateau pour rejoindre les enfants,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;cet effet de nombre, qu'elles font la moue, qu'elles rousp&#232;tent, ces enfants toujours &#224; d&#233;ranger, et qu'on part d'un seul mouvement d'un corps collectif,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah dit Les hirondelles, les marionnettes vol&#232;tent,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; on s'est tous mis sur la diagonale des objets et on salue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tu rencontres enfin Oc&#233;ane, et tu te pr&#233;sentes &#224; elle,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; la directrice du th&#233;&#226;tre te parle,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que c'est une premi&#232;re, un auteur, dans Les R&#233;cits embarqu&#233;s,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249; tu penses &#224; tous ces auteurs embarqu&#233;s dans ce r&#233;cit,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;quand Sa&#239;da te parle,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce moment o&#249;, sur le trottoir, on &#233;change avec Sarah,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce qu'on s'est apport&#233; dans ce travail ensemble&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>jebril, un participant-myst&#232;re</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article728</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article728</guid>
		<dc:date>2017-06-03T13:52:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>anne savelli</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;lors d'une s&#233;ance&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot459" rel="tag"&gt;anne savelli&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors d'une des s&#233;ances de l'atelier d'&#233;criture, un participant-myst&#232;re est venu s'installer dans la salle avec les femmes, Jebril, peut-&#234;tre dix ans, pas apparent&#233; aux femmes, a d&#233;cid&#233; de s'installer sans se pr&#233;senter, comme &#231;a, il s'est mis au bout du U, a &#233;cout&#233;/lu le texte &lt;i&gt;D&#233;cor Lafayette &lt;/i&gt; d'Anne Savelli, on avait choisi une liste d'objets du grand magasin, on a donn&#233; pour consigne de nommer les objets d'enfance... et lui, dont l'enfance est proche, a donn&#233; ce texte, avant de dispara&#238;tre. Je le cite ici parce que son texte ne figurera pas dans le livre &lt;i&gt;La famille sur le bout de la langue&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;des murs, le bureau, l'armoire, le lit, le stade de football, des c&#233;r&#233;ales, la t&#233;l&#233;, l'&#233;glise, le ballon, la fen&#234;tre, la console, le jardin, la tente, une petite voiture de jeux, le salon, la cuisine, le canap&#233;, des cl&#233;mentines, du chocolat, le lit superpos&#233;, le peigne, le v&#233;lo overboard, le maillot de foot, les chaussure de foot, du taboul&#233;, des g&#226;teaux au chocolat, des tacos, des chicken (wings, nuggets), une figurine, une horloge PSG, un puits du Cameroun, une balan&#231;oire, la PS4, l'escalier, le couscous merguez de Mami, la plage de Narbonne&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;oui, la plage de Narbonne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>eux, les hirondelles</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article727</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article727</guid>
		<dc:date>2017-06-03T09:19:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;sont dans l'atelier de Sarah&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1317 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dbuelnnw0aavylc.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/dbuelnnw0aavylc.jpg?1496481367' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;sont dans l'atelier de Sarah, des enfants, pr&#233;-ados d'un foyer, elle parle de la restitution, a d&#233;cid&#233; de leur lire &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christinesimon.fr/spip.php?article704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les hirondelles&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et c'est un long silence, un silence pas ordinaire, c'est Sarah qui parle, ils commentent, les hirondelles, ce sont les enfants, elle, appelons-la Oc&#233;ane, douze ans, elle marmonne, oui, ils deviennent autonomes, ils quittent la maison, jamais t'as pens&#233; &#231;a, et eux &#231;a leur a parl&#233;, c'est devenu leur texte, &#224; eux, les hirondelles, et pour l'&#233;criture, la fin du po&#232;me, quand on en est parti de la famille, on &#233;crit sur elle, &#231;a qu'on peut faire, oui, &#233;crire sur la famille, &#231;a qu'ils font l&#224; dans l'atelier d'&#233;criture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>derniers pr&#233;paratifs avant le final</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article725</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article725</guid>
		<dc:date>2017-05-29T15:15:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;le temps approche de la restitution&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/jil6nd1p5ykw88oxm3d4zb5eh9qtvgii0yvokaasbcxrhfvfb_hr-gik6d3xufaomaj_roloiso7ra0g2itugyoyftrjffbdi15vnnf6wtalnjpc5thwf7uwmtco8vri4iazpiak77cmzyrlpgwjoshoutwhdscit4bu18l5djlv5xtqiv00jpd5utcezbc=s0-d-e1-ft.jpg?1496070702' width='500' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le temps approche de la restitution, l'affiche est faite, la mise en page des textes de l'atelier d'&#233;criture, &#171; La famille sur le bout de la langue &#187;, aussi, restent la couverture et l'impression, l&#224;, on passe la main aux professionnels, on a quasiment termin&#233; l'&#233;criture des sc&#232;nes et la dramaturgie (tissage avec les marionnettes des enfants et quelques textes des ados), quelques services de r&#233;p&#233;tition &#224; venir pour caler le jeu et les d&#233;cors/lumi&#232;res/son, pour la restitution de juin. On croise les doigts pour que toutes les femmes soient l&#224; pour se dire, la premi&#232;re r&#233;p&#233;tition &#233;tait r&#233;ussie, on va enregistrer certaines parties, les listes d'objets, les noms des lieux, un peu compliqu&#233;s &#224; m&#233;moriser, et pour celle qui n'est jamais revenue, Aylin, on aimerait que ne soit pas perdu son beau texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aurai plus qu'&#224; annoncer les intertitres, le jour J, pour le reste, Sarah et La Voisine m&#232;nent le jeu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>l'atelier d'&#233;criture &#224; multiple d&#233;tente</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article708</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article708</guid>
		<dc:date>2017-05-07T11:15:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;durant ces derni&#232;res semaines&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1278 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/local/cache-vignettes/L286xH240/-1-2-e9113.jpg?1777128396' width='286' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Durant ces derni&#232;res semaines, j'ai fait le trajet Saumur-Colombes pour rejoindre des femmes allophones, qui participaient &#224; un cours de Fran&#231;ais langue &#233;trang&#232;re (FLE) au Centre Social et Culturel de Petit-Colombes, et animer, un matin par semaine, un atelier d'&#233;criture avec elles. C'est le th&#233;&#226;tre du Hublot qui organise ces projets, dans le cadre de ses R&#233;cits Embarqu&#233;s. L'aventure s'est men&#233;e &#224; plusieurs &#233;tages, avec Sarah Helly, la com&#233;dienne qui anime La Voisine (elle n'aime pas que je dise marionnette). Je la remercie pour ce projet, sans elle rien ne se serait pass&#233;. Elle a construit des marionnettes en mousse avec les enfants et anim&#233; un atelier d'&#233;criture avec les ados.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai emprunt&#233; quelques s&#233;ances de la m&#233;thode de &lt;strong&gt;l&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/atel/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;'atelier d'&#233;criture&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de Fran&#231;ois Bon, qu'il en soit remerci&#233;, mais j'avais un th&#232;me retenu par l'&#233;quipe : La famille&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;qui finalement s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s productif&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, alors j'ai choisis d'autres textes, cherchant surtout des &#233;crivains &#233;trangers ayant publi&#233; en fran&#231;ais. La prof de FLE, on taira son nom par discr&#233;tion, suivait l'atelier, on avait cal&#233; ensemble que l'inspiration, l'envie d'&#233;crire ne devait jamais &#234;tre barr&#233;e par une quelconque correction du fran&#231;ais lors de l'atelier. Et &#231;a a parfaitement fonctionn&#233;. Ce n'est que dans un second temps, ailleurs, qu'elle reprenait les textes avec les femmes, travaillant alors la grammaire et l'orthographe. Le coup de main &#224; ces femmes passe aussi par &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat, c'est qu'elles ont, pour la plupart d'entre elles, fait progresser la langue fran&#231;aise en elles, l'acc&#232;s &#224; leur pens&#233;e par l'&#233;criture dans la langue &#233;trang&#232;re aidant &#224; cela, je crois, peut-&#234;tre aussi l'identification &#224; tous ces auteurs qui se sont gliss&#233;s dans notre langue. Ce qui m'a &#233;tonn&#233;e au d&#233;but, c'est que certaines n'avaient pas acc&#232;s &#224; cette pens&#233;e de soi dans l'&#233;crit, que pour les y encourager, je leur demandais d'abord de dire ce qu'elles avaient en t&#234;te, puis une fois qu'elles m'avaient dit la premi&#232;re phrase, de l'&#233;crire, et elles encha&#238;naient comme &#231;a. C'est aussi une capacit&#233; &#224; dire Je, comme me l'a signal&#233;e Sarah Helly, en r&#233;action &#224; ce billet. Je repense &#224; leur difficult&#233; &#224; &#233;crire les noms de lieux &#233;trangers en fran&#231;ais, de transcrire des paroles entendues dans leur famille, l'Iphone les y aidait, et c'est ce qui &#233;tait le plus beau je crois, ces mots d'ailleurs diss&#233;min&#233;s comme des fleurs dans le texte en fran&#231;ais. L'exercice se doublait pour elles d'une autre &#233;preuve, lire leur texte d'une voix forte, en rythme. Elles devaient donc se le r&#233;p&#233;ter in petto avant de prendre la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous restent quelques s&#233;ances de r&#233;p&#233;tition pour la &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.christinesimon.fr/spip.php?article707&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;restitution finale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; devant un public, d&#233;but juin, mais je sais d&#233;j&#224; que &#231;a se passera bien. Au bout du compte, ne suis pas s&#251;re de ce que nous avons fait ensemble, un travail sur la pens&#233;e et l'expression de soi en fran&#231;ais, un atelier d'&#233;criture, un exercice de cr&#233;ation orale et dans un second temps, une autocorrection par relecture, ce que je sais c'est que la langue &#233;tait au c&#339;ur de nos &#233;changes, que certains mots d&#233;couverts, comme marmonner par exemple, qu'on se r&#233;p&#233;tait l'une apr&#232;s l'autre, se retrouvaient spontan&#233;ment dans leurs textes. De semaines en semaines, elles sont revenues, de plus en plus s&#251;res d'elles, et je les en remercie vivement, ainsi que cette belle personne qu'est leur professeur de FLE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;qui finalement s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s productif&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>une restitution en vue</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article707</link>
		<guid isPermaLink="true">https://christinesimon.fr/spip.php?article707</guid>
		<dc:date>2017-05-06T11:14:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;hier, fait &#233;crire les femmes&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1277 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/c309af_300abb04a5d94486bf0d015bca2bf9bc.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/c309af_300abb04a5d94486bf0d015bca2bf9bc.jpg?1494068884' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hier, fait &#233;crire les femmes, &#224; partir de la chanson de Nina Simone, Je n'ai pas&#8230;., mais J'ai&#8230;, elles ont beaucoup chang&#233; depuis le d&#233;but des ateliers, leurs textes de plus en plus &#233;crits, et aussi oralement, quand elles lisent leurs textes, leurs voix plus sonores, puis travaill&#233; avec Sarah Helly sur la restitution qu'on va r&#233;aliser autour de La Voisine avec les textes des femmes, des ados et les marionnettes des enfants, une mont&#233;e crescendo, &#231;a a l'air de coller, j'aime bien la mappemonde avec toutes les origines scand&#233;es par les jeunes, et les mentions de diaspora, mon cousin vit &#224; La Barbade, ma tante habite au Canada, on encha&#238;ne sur le Dis, tu vas o&#249;, quand tu te carapates, la litanie des Je n'ai pas .. dite par les femmes &#224; La Voisine, comme des j&#233;r&#233;miades d'enfants, puis le Mais j'ai, et l&#224; elles le disent au public, arrive le Objets inanim&#233;s... la liste des objets par les femmes, qui font une longue liste qui change de voix, puis l'entrelacement entre La Voisine et les femmes sur l'exercice de Sei, les Choses qui font battre le c&#339;ur, qui angoissent, je vais &#233;courter mon texte sur le Secrets de famille et cons&#233;quences, les femmes joueront les comm&#232;res en disant une s&#233;rie de secrets de famille, qui finissent par tous se m&#233;langer, laissant dans l'oreille un &#233;norme secret, o&#249; on confond tout, un Marre de la famille dit par les ados, puis la s&#233;quence sur Les hirondelles, on voit les marionnettes qui vol&#232;tent de &#231;i, de l&#224;, et le chorus final des femmes et de La Voisine, sur une ou deux strophes de Caf&#233;. On va essayer d'enregistrer tout &#231;a en vid&#233;o. On a des services pour faire les r&#233;p&#233;titions, budget correct pour une fois. Et on pourra aussi sortir le livret de l'atelier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sais pas si j'ai envie que la pi&#232;ce sur La Voisine reprenne le th&#232;me de la famille. Compliqu&#233;e, cette affaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>les hirondelles sur le fil</title>
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		<dc:date>2017-05-03T09:51:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;on les compte&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;la voisine : un laboratoire&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1274 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/imgp3987-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://christinesimon.fr/IMG/jpg/imgp3987-2.jpg?1493804966' width='500' height='747' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On les compte sur le fil, les hirondelles, elles s'alignent pr&#234;tes pour l'envol, on les aime pour leur libert&#233;, elles s'&#233;chappent, et dans le po&#232;me elles r&#233;sistent &#224; Ponge ou s'effleurent en comptine d'une Louise. Quand d'un repli de l'aile elles basculent ne laissant au regard que ce profil&#233; du vol qui fuit &#224; l'horizon, elles deviennent &#233;criture, juste un d&#233;li&#233;, mais leur encre jamais ne s'ass&#232;che. Plongeant d'un toit imaginaire, on leur voit des traces dans la neige, faudrait leur mettre des moufles aux hirondelles, un cache-nez, un manteau, les emmitoufler pour les prot&#233;ger de l'hiver, parce que la vie dure, la vie est dure quand on a part dans le grand monde, mais sans cette gr&#226;ce d'&#233;ph&#233;m&#232;re que quelque plume abandonne, qu'aurait la phrase pour durer, qu'aurait le po&#232;me pour exister, qu'aurait ce texte pour advenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de La Voisine est visible &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://co18247.wixsite.com/lavoisine/la-voisine-vue-par&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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