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	<title>le point imaginaire</title>
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	<description>po&#232;mes, bribes de romans, projets d'&#233;criture, citations d'auteurs, photos, art contemporain</description>
	<language>fr</language>
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		<title>ce qu'on n'&#233;crira pas</title>
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		<dc:date>2016-10-26T12:37:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>guy de maupassant</dc:subject>
		<dc:subject>une vie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;pens&#233; &#224; un cut up&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique78" rel="directory"&gt;lectures d'enfance&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot398" rel="tag"&gt;guy de maupassant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot399" rel="tag"&gt;une vie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;pens&#233; &#224; un cut up d'Une Vie de Maupassant, le livre qui, au pied de l'identification d'enfance, a fourni une clef de compr&#233;hension aux intuitions floues,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ne pas copier-coller les paysages, pourtant forts,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pas les dialogues,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pas les outrances sociales, Jeanne qui, par caprice ou impatience, force le cocher &#224; conduire sous une pluie battante et la cuisini&#232;re &#224; le rejoindre sur le si&#232;ge,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pas les &#233;v&#233;nements,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pas les descriptions de personnages, non plus, ou alors juste la cro&#251;te d'esprit, les pens&#233;es, la psychologie,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;libre enfin pour toujours pr&#234;te &#224; saisir tous les bonheurs de la vie Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds disciple de J.-J. Rousseau aristocrate il ha&#239;ssait par instinct quatre-vingt-treize philosophe par temp&#233;rament et lib&#233;ral par &#233;ducation il ex&#233;crait la tyrannie d'une haine inoffensive et d&#233;clamatoire homme de th&#233;orie m&#233;ditait un plan d'&#233;ducation pour sa fille voulant la faire heureuse bonne droite et tendre demeur&#233;e douze ans dans la maison fut mise au Sacr&#233;-C&#339;ur s&#233;v&#232;rement enferm&#233;e clo&#238;tr&#233;e ignor&#233;e et ignorante des choses humaines qu'on la lui rend&#238;t chaste &#224; dix-sept ans pour la tremper lui-m&#234;me dans une sorte de bain de po&#233;sie raisonnable elle n'avait pas quitt&#233; Rouen son p&#232;re ne permettant aucune distraction avant l'&#226;ge qu'il avait fix&#233; la pluie tombant sans r&#233;pit &#233;tait le premier gros chagrin de son existence elle ne r&#234;vait que de campagne passer l'&#233;t&#233; dans leur propri&#233;t&#233; sur la falaise&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;mettre le doigt sur le projet du narrateur, une exp&#233;rience sociologique, voir ce que donne le projet philosophique du p&#232;re pour la vie de la fille, le patriarcat dans l'&#233;ducation qui va se heurter &#224; une autre forme de violence patriarcale, celle de la pulsion des hommes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et comment la fille erre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d&#233;cid&#233; de ne pas poursuivre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>mon probl&#232;me avec balzac</title>
		<link>https://christinesimon.fr/spip.php?article589</link>
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		<dc:date>2016-10-25T11:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>christine simon</dc:creator>


		<dc:subject>honor&#233; de balzac</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;l'avantage de la tablette&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?rubrique78" rel="directory"&gt;lectures d'enfance&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://christinesimon.fr/spip.php?mot397" rel="tag"&gt;honor&#233; de balzac&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'avantage de la tablette est qu'elle permet de partir en vacances avec sa biblioth&#232;que, on se coltine ainsi dans quelques grammes l'int&#233;grale des classiques, Chateaubriand, Proust (que j'ai &#224; pr&#233;sent aussi sous ce format num&#233;rique m&#234;me si je suis tout de m&#234;me partie avec l'objet-livre, le Quarto, dans lequel j'ai lu Proust l'automne dernier et jusqu'&#224; ces derniers jours par une sorte de f&#233;tichisme, mes &#233;mois de lecture sont li&#233;s &#224; ce livre-l&#224;), et comme c'&#233;tait pour rien sur Amazon, j'ai donc pris Balzac dans ma valise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes souvenirs &#224; propos de Balzac remontent &#233;videmment &#224; l'enfance, faisant partie de ces livres que j'accumulais sous le lit rentrant de la biblioth&#232;que, je les cachais et les lisais la nuit, je bravais pour &#231;a le loup qui se tapissait dans la p&#233;nombre de la moquette pour rejoindre l'interrupteur, pas de lampe de chevet interdiction du lire au lit, c'est seulement apr&#232;s m'&#234;tre fait piquer plusieurs fois par mes parents que je suis entr&#233;e en r&#233;sistance active et organis&#233;e, j'ai &#233;conomis&#233; pour acheter une lampe de poche et je lisais en douce dans le drap coinc&#233; avec ma t&#234;te pour en faire une tente de lecture, vigilante toutefois, il s'agissait de ne pas me faire prendre dans mon abri lumineux. Pour &#231;a les marches de l'escalier &#233;taient bien pratiques, la marche 3 et la marche 8 -ma pr&#233;f&#233;r&#233;e- grin&#231;aient faisant signal d'alarme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait une &#233;poque o&#249; n'existaient pas ou peu de livres pour enfants, chez moi en tout cas et dans ma vie quelques Rouge et Or, la Biblioth&#232;que verte, pas souvenir de la Biblioth&#232;que rose, mais en haute enfance ne me souviens pas qu'on me les ait achet&#233;s, viendront plus tard curieusement, les seuls que j'avais &#224; l'&#226;ge de l'apprentissage de la lecture provenaient du grenier o&#249; je ne savais pour quelle raison, &#224; l'&#233;poque, les Sand, Jules Verne de chez Hetzel avaient &#233;t&#233; rel&#233;gu&#233;s, les autres m'arrivant de Californie (c'est ainsi qu'entre six et douze ans, le livre pour enfant a toujours repr&#233;sent&#233; cette &#233;preuve de voir les images et de tr&#233;bucher sur les mots anglais, livres &#233;pais de contes ou comics, c'&#233;tait pareil, ils m'&#233;chappaient). Je ne sais plus &#224; partir de quel &#226;ge mon grand-p&#232;re institua le rituel de m'en offrir aux anniversaires et &#224; No&#235;l, mais c'&#233;tait plut&#244;t vers l'&#226;ge de neuf ans (cause autobiographique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; bien s&#251;r vers l'&#226;ge de dix ans, l'&#226;ge de la sixi&#232;me pour moi, o&#249; je pouvais marcher seule dans les rues de ma petite ville, me sont tomb&#233;s dessus les s&#233;ries bien dress&#233;es sur les &#233;tag&#232;res de la biblioth&#232;que Peugeot, les Balzac, mais au m&#234;me titre que des Z&#233;vaco, des Zola, des Delly, tout y passait, et bien s&#251;r Maupassant et Cesbron, Pearl Buck, Cronin, que sais-je encore, ne sais m&#234;me plus dans quel ordre je les ai lus ni &#224; quel &#226;ge, aucun n'&#233;tait censur&#233; en tous cas. Je les lisais sans hi&#233;rarchie avec compulsion, sauf Maupassant, Une vie, qui vers treize ou quatorze ans fut un &#233;lectrochoc et Rimbaud &#224; peu pr&#232;s &#224; la m&#234;me &#233;poque, je recopiais chaque po&#232;me dans mon carnet comme si je les avais &#233;crits. Alors Balzac, revisit&#233; dans les ann&#233;es lyc&#233;e avec Flaubert et quelques autres, repr&#233;sentait un flux d'histoires, dont certains passages m'arr&#234;taient parce que quelque chose de parfait dans leur forme, mais ne m'interpellaient pas plus que &#231;a, et peut-&#234;tre moins encore du fait qu'on se devait de les commenter, d'en faire une &#233;criture sur. Ces P&#232;re Goriot, Colonel Chabert, Cousine Bette, Cousin Pons avaient un c&#244;t&#233; naphtaline sans la finesse psychologique que je recherchais dans un roman, je lisais pour comprendre les psych&#233;s des adultes et l'aspect sociologique s'il m'int&#233;ressait n'avait pas le niveau de description attendu. C'est pourquoi au fond je suis pass&#233;e &#224; c&#244;t&#233; de Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ayant relu quelques-uns de ces r&#233;cits de La Com&#233;die Humaine ces derniers jours m'est apparu qu'au fond je ne l'aimais pas pour cause de f&#233;minisme. Cet homme-l&#224; n'aime pas les femmes, soit il en fait des saintes et des oies blanches ou il en fait des perverses et/ou des criminelles ; mais par-dessus tout ce que je lui reproche c'est de ne pas nous restituer la face cach&#233;e, l'autre monde, celui des femmes. Monde h&#233;mipl&#233;gique, on le sent tout du long que ce qui passionne Balzac, les intrigues, les manipulations, les conspirations, un monde du para&#238;tre comme ressorts du r&#233;cit, avec rebondissements &#224; la clef, faut feuilletonner, alors oui bien s&#251;r, la fresque sociale est l&#224;, les morceaux de bravoure sont magnifiques, mais qui pour r&#233;chapper de ce Jugement dernier permanent, o&#249; chacun passe au tribunal pour son incomp&#233;tence ou pour son vice, ce monde de situations, &#231;a semble paradoxal que je dise &#231;a en m&#234;me temps parce que mon m&#233;tier a consist&#233; &#224; g&#233;rer des situations, mais justement ceci explique peut-&#234;tre cela, je voulais d&#233;j&#224; &#034;nager au-dessus des racines&#034; comme dit si bien Duchamp, trop habitu&#233;e et ce depuis l'enfance &#224; ces m&#233;canismes. La configuration inextricable des intrigues m'&#233;tant donn&#233;e, il m'appartenait de faire la lumi&#232;re sur les motivations des &#234;tres et non celles de leur faire. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t pour la psychanalyse plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais aim&#233; trouver des portraits de belles femmes qui ne soient pas gourdes, j'aurais aim&#233; chez lui une tendresse qui ne soit pas inf&#233;od&#233;e aux n&#233;cessit&#233;s du plot, trouver le marginal s&#233;cant qui vient bouleverser le jeu des convenances et des alliances et qui, au nom d'un int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur, le bien public, la beaut&#233; du geste, la gratuit&#233;, l'amour, vienne submerger les vieilles habitudes. Et cela Balzac ne le fait gu&#232;re, quand &#231;a submerge, c'est toujours au nom d'un autre int&#233;r&#234;t, de r&#233;seaux anciens r&#233;veill&#233;s, d'esprits retors &#224; la man&#339;uvre, dans la ficelle d'un n&#339;ud coulant du r&#233;cit, l'engagement des hommes et des femmes se fondant souvent dans la part veule, servile, imb&#233;cile ou revancharde de ses personnages. Le monde n'est pas une m&#233;canique, je le pensais &#224; l'&#233;poque, et je le pense toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieux que je dise cela repensant &#224; Proust qui traite aussi de ce monde-l&#224;, mais ce qui sauve Proust, c'est peut-&#234;tre sa maladie, mais sans aucun doute aussi son go&#251;t des paysages, l'imaginaire, le lien &#224; maman de l'enfance, celle qu'il a su apprivoiser. Cette prise en lui de l'enfance, Balzac en semble loin. Et finalement, la m&#232;re de Proust a raison, elle qui ne l'aimait pas Balzac, ce que Proust lui reproche, comme le commente Fran&#231;ois Bon dans sa conf&#233;rence sur Proust &#224; Ecrivains en bord de mer, en en faisant m&#234;me l'ancre d'o&#249; part La Recherche. Ne sais pas pour quelles raisons elle ne l'aimait pas, parce que n'ai pas lu le Contre Sainte-Beuve dans cette perspective-l&#224;. A relire donc. Serait int&#233;ressant de savoir -commentaires ouverts- qui des hommes et des femmes autour aime Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon probl&#232;me avec Balzac remontait loin et je ne m'en suis aper&#231;ue qu'hier en r&#233;agissant aux stupides dialogues faisant parler un Allemand avec l'accent teuton, dans Le cousin Pons et aussi aux relents antis&#233;mites du roman, -je sais, pas d'anachronisme, mais pourquoi ne trouve-t-on pas &#231;a chez d'autres de la m&#234;me &#233;poque-, m'est venue une sorte de col&#232;re profonde, moi qui aime l'allemande langue &#224; c&#339;ur et la culture juive, m&#234;me si je n'appr&#233;cie pas la politique de ce gouvernement d'Isra&#235;l, puis en r&#233;action au billet d'Anne Jouy sur son site Mots sous l'aube, &#034;Question Litt&#233;rature&#034;, traitant de la difficile reconnaissance des femmes &#233;crivains , l&#224; je ne sais comment j'ai fait le lien mais c'est sorti, peut-&#234;tre &#224; cause de cette difficult&#233; &#224; faire entendre le point de vue des femmes sur le monde et ce machisme &#224; ne pas reconna&#238;tre qu'une femme -&#233;crivaine ou pas- puisse &#234;tre trait&#233;e &#224; l'&#233;gal d'un homme, non parce qu'elle en serait un, mais parce qu'elle n'a pas peur d'en exercer les m&#234;mes libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors je me le dis, l&#224;, sur ce blog, je n'aime pas bien Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Archive anthropia # blog 13 ao&#251;t 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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