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petite lueur verte intérieure

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rêvé que j’enfilais

sine qua non poétique

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déséquilibre

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12 novembre
la quantité imprévue

en route pour colmar

8 novembre
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troglos lumineux, chasseurs too much

6 novembre
fait une grande balade

petite lueur verte intérieure

petite lueur verte intérieure,
rêvé que j’enfilais des chaussures de la marque Kafka,
les Grichka sont des poires à rayures jaunes, disait Freud,
pour justifier son interprétation des rêves de l’Homme aux Loups,
mais Grichka est le nom générique de la poire, pas de ses stries,
et le beau prénom d’une servante souvenu au plus profond d’une scène primitive,
peut-on interpréter les rêves nocturnes ?
mon Kafka, depuis longtemps au chevet de mes nuits,
quoi de neuf à me souffler ?
Il existe des rêves diurnes qu’on appelle espérance,
les prisons d’aujourd’hui sont remplies de lendemains qui chantent, disait le poète latino,
mais ne s’oublient pas les pieds qui arpentent,
ont acquis comme une mémoire de territoires à venir,
la sensation d’espoir qui vient quand on relève la tête,
mais pour quelle espérance,
se trouve toujours quelqu’un qui fait accroire,
comment le même mot peut-il se prêter à autant de sens différents,
le signifiant n’aurait-il pas de signifié,
un gilet vide à remplir, une révolution en marche en quête de contresens
rêvé que j’enfilais des chaussures de la marque Kafka
petite lueur verte intérieure